• Maintenant que Little J a sa petite table et qu'il sait un peu plus rester "posé" sur une activité (j'entends par là 5 minutes au lieu de 10 secondes), nous avons commencé à lui proposer l'activité "dessin".

     

    Les premiers dessins - Graphisme #1

    Ce qu'il faut savoir :

    L'évolution de la motricité du bras et de la main vers l'apprentissage de l'écriture est un processus très long.

    Jusqu'à 3/4 ans environ, l'avant-bras, le poignet, la main et les doigts des enfants ne forment en quelque sorte qu'un seul bloc dans les activités telles que le dessin (et tout ce qui relève du graphisme). Petit à petit, l'enfant va apprendre à ne plus bouger que la main, en sollicitant l'articulation du poignet, puis les phalanges. Cette motricité fine est acquise vers 6 ans en moyenne, âge de l'apprentissage approfondi de l'écriture, des premiers vrais cahiers et des stylos billes.

    Ainsi, il est tout à fait normal qu'un enfant de 2 ans "déborde" d'une petite feuille sur la table : son geste est encore ample et il n'est pas capable de la précision que l'on peut avoir en ne bougeant que la main ou les doigts.

     

    Adapter l'activité :

    Par conséquent, avant de gronder le petit loup qui en met plein la table, il est nécessaire d'adapter les supports de dessins et les outils (crayons, pinceaux...) à l'évolution de cette motricité.

    Ainsi, on proposera aux tout-petits des supports assez grands : grandes feuilles A3 voire plus (les sous-mains publicitaires des entreprises sont très pratiques pour cela : vous les retournez et vous avez de grandes feuilles blanches); grand pupitre à peinture, tableau à craie de taille assez importante...

    Quant aux outils, on peut privilégier les doigts pour la peinture, et les grosses craies grasses (en forme de crayon ou mieux, en forme de cône avec une boule qui tient dans la main en guise de poignée) et gros crayons de couleurs ou feutres.

    Plus l'enfant granditt, plus sa motricité s'affine, et plus les crayons/pinceaux/outils proposés pourront être fins et originaux (petit à petit, on peut introduire des éponges de différentes formes, des cotons-tiges, ou autres).

    De préférence, attendre que l'enfant ne soit plus trop dans un stade oral pour proposer les premiers dessins : il risquerait de manger la peinture ou les crayons... Généralement, l'âge idéal se situe entre 1 et 2 ans en fonction des enfants.

    Les premiers dessins - Graphisme #1

     

    Guider l'enfant :

    Si vous proposez pour la première fois des crayons et une feuille blanche à un petit loup, il risque de ne pas comprendre tout de suite à quoi tout cela peut servir, et il préférera taper les crayons les uns contre les autres, les faire rouler, chifonner la feuille...

    En tant qu'adulte, vous pouvez lui expliquer, et surtout lui montrer que le crayon laisse une marque sur la feuille, qu'il y a possibilité de changer de couleur...Très vite, vous serez imité !

    Il est important de faire cette activité avec l'enfant, ne serait ce que pour veiller à ce qu'il ne mange pas les crayons, pour lui expliquer qu'on dessine sur la feuille et pas sur la table ou les murs...etc.Ce sont des limites qui ne sont pas forcément faciles à cerner pour un bout de chou.

     

    Côté graphisme :

    Observez votre enfant, et n'hésitez pas à verbaliser !

    Plutôt que de dire "bravo" ou "oh il est beau ton dessin" à tout bout de champ, il est bien plus intéressant de commenter ce qu'il fait : trait, rond, point...rouge, vert, bleu... Décrivez lui son dessin ! Non seulement c'est intéressant côté vocabulaire, mais c'est aussi un bon moyen de faire le lien entre le geste, l'outil utilisé et la trace laissée sur le papier.

    Ici, à 15 mois, Little J alterne entre des grands traits (eh oui, un mouvement ample du bras, CQFD) et des points, puisqu'il adore taper sur la feuille avec les craies grasses.

    Enfin, n'hésitez pas à accrocher son dessin à sa hauteur : il pourra le regarder, suivre certains traits du doigt...et le déchirer aussi, certes ;)

    Les premiers dessins - Graphisme #1

     

    J'avais envie de mettre à profit ce que j'ai pu apprende lors de ma formation de professeur des écoles il y a quelques années, car il y a des choses toutes bêtes auxquelles on ne pense parfois même pas.

    Si cela vous intéresse, j'essaierai de vous proposer régulièrement des articles axés sur le graphisme, en suivant l'évolution de mon petit père.

     


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  • Ce week-end, j'ai voulu tenter de passer Little J au "lit de grand", oi plus précisément au lit au sol, façon Montessori.

    Après avoir lu cet été des témoignages de parents qui avaient passé leur enfant dans un lit au sol dès 8-9 mois, j'ai eu envie de tenter l'affaire.

    Vers les 12 mois de Little J, j'ai fait un premier essai un après-midi, pour la sieste. Et ce ne fut pas du tout concluant. Il faisait du 4 pattes depuis peu et avait du mal à gérer la différence de hauteur entre le matelas et le sol (pourtant pas très importante). Il avait aussi tendance à se mettre "dos au vide de 8 cm" sur le rebord du matelas pour faire le pitre et à tomber en arrière. Après avoir un peu persévéré, lui avoir installé ses doudous etc, j'ai voulu lui faire faire la sieste : il n'a pas dormi de l'après-midi, trop tenté par les jouets de la chambre, alors qu'il était archi crevé.

    Je me suis dit qu'il était encore un peu petit, et j'ai attendu.

    Trop petit pour le lit de grand  -  Montessori #2

     

    Ce week-end, j'ai voulu réessayer, car notre Little J a beaucoup changé en 3 mois. Les couchers se passent très facilement. On se comprend mieux, même si son vocabulaire n'a pas trop évolué. Il est beaucoup plus à l'aise dans ses déplacements aussi : il sait marcher en nous tenant un seul doigt, et pratique le 4 pattes à une allure folle. Il est très agile puisque l'autre jour, après un aller-retour pour moi dans la salle-de-bains, je l'ai retrouvé dressé sur ses genoux au milieu de la table basse du salon, sur laquelle il était grimpé en se faisant une marche d'une boîte de jouets retournée... No comment...

    Trop petit pour le lit de grand  -  Montessori #2Bref, j'ai donc passé une bonne partie de l'après-midi à réinstaller le matelas au sol dans sa chambre en sa compagnie, à lui expliquer que ce serait son lit,  et qu'il y dormirait le soir même.

    Une fois le soir arrivé, j'ai gardé notre rituel du soir, et l'ai mis en gigoteuse sur ce nouveau lit (car il ne sait pas se recouvrir avec la couverture...). Après quelques tentatives d'escapade, il a fini par rester allongé dans le lit et j'ai pu le laisser dormir. Je suis remontée dix minutes plus tard car il était hors du lit et s'amusait à tambouriner des pieds au sol. Je l'ai donc recouché, et il s'est bel et bien endormi.

    La nuit s'est à peu près bien passée pour lui. J'ai dû me lever 2 ou 3 fois, l'une parce qu'il chouinait, les autres aprce qu'il était hors de son lit, un peu perdu.

    Moi j'ai un peu moins bien dormi, à cause d'un chéri qui n'était pas du tout enthousiaste et qui me stressait toutes les demi-heures avec des "tu es sûre qu'il est dans son lit, là ? Ecoute...".

    Le matin, Little J est allé jouer hors de son lit quand il était réveillé, mais comment expliquer à un petit loup de 15 mois que taper les jouets les uns contre les autres, claquer les pieds au sol, taper dans les meubles, c'est un peu dérangeant pour les voisins à 6h30 du matin ?

    Mon homme a fini par en avoir marre du ramdam et s'est levé pour aller donner le petit déj' au petit monstre.

    Pour la sieste de l'après-midi, j'ai voulu le remettre au lit, car je voyais bien qu'il était crevé, qu'il se frottait les yeux... Il est resté 1h30 dans sa chambre à jouer, à crapahuter, sans jamais daigner se coucher.

    Mon chéri en a encore eu un peu marre, et m'a dit : bon, on le remet dans son lit à barreaux.

    J'ai accepté : en 30 secondes, il s'était endormi.

    Finalement, on a décidé de remettre le lit à barreaux, et de repousser la tentative de lit Montessori à plus tard.

     

    Mon bilan des courses :

    J'y reviens encore une fois : Montessori, c'est bien, mais il y a la théorie et la pratique.

    Alors oui, les petits lits au sol sont trop mignons. Oui, on a envie de croire que c'est une idée géniale.

    Pour le coup, j'ai lu partout que dans un environnement aménagé pour l'enfant, avec un lit au sol, quand un enfant était fatigué, il décidait alors d'aller se coucher seul.

    Mes tentatives m'ont un peu montré le contraire : pour un petit bout, pour le mien en tout cas, l'attrait des jouets est beaucoup trop tentant pour qu'il choisisse de dormir au lieu de s'amuser avec tout ce qui est à sa disposition, à moins de vraiment tomber de fatigue, mais n'est-ce pas déjà trop tard ?

    Je sais aussi que retirer les jouets de la chambre n'y changerait rien : mon fils peut rester une demi-heure à jouer avec la porte d'un placard, à tripoter la vis qui dépasse d'un meuble... Bref, je pense qu'il trouverait toujours de quoi se divertir.

    Au final, si c'est pour avoir un enfant qui s'endort à 22 heures ou qui ne fait plus de sieste, mais qui est chagrin car il est crevé, je ne vois pas trop l'intérêt d'enlever le lit à barreaux.

     Depuis que nous l'avons remis dans son "petit lit", il refait des bonnes siestes et des grosses nuits.

    Certes, à 6h30, il nous réveille avec ses "Ehhhhh! EEEHHHH !". Et là je me demande si au fond, Montessori n'est pas parfois, dans ce cas précis par exemple, l'excuse facile des parents qui veulent faire la grasse mat' et qui trouvent ça génial que leur bout de chou joue seul dans sa chambre au réveil...

    Ô, loin de moi l'idée de lancer des polémiques, j'adhère à un bon nombre de principes Montessoriens (apprendre l'autonomie, tout ça tout ça...), mais je crois que sur ce coup là, il y a un peu de vérité : l'autonomie de l'enfant permet parfois aux parents d'avoir la paix, en fait.

    Bon, pour revenir à notre expérience : je pense que Little J est trop petit pour le lit de grand. Et pour maintenant, je crois que nous attendrons l'après-naissance du 2ème pour retenter le coup.

     En ce qui conerne Montessori, je vais continuer à explorer d'autres sphères, comme l'apprentissage du repas (pour lequel les choses s'améliorent ***joie***) ou celui de la toilette, que j'envisage de débuter quand Little J saura marcher.

    J'en profite pour vous recommander ce très chouette blog qui regorge d'idées montessoriennes à tester : Merci qui ?  Merci Montessori !

     


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  • Eh bien voilà, j'arrive à 14 semaines aménorrhées, je suis à quelques jours des trois mois de grossesse. Un tiers de chemin parcouru.

    En trois mois, j'ai d'abord eu du mal à me faire à l'idée que j'étais bel et bien enceinte. Pourtant, cette grossesse était désirée et je guettais le + sur le test de grossesse. Mais j'ai été rattrapée par mon quotidien de maman avec un enfant, et mon attention a eu du mal à se focaliser sur cette nouvelle grossesse.

    Bilan du premier trimestre

    Il y a eu deux semaines où j'ai été nauséeuse, où j'ingurgitais des tonnes de kiri alors que j'avais une aversion pour le sucré et bon nombre d'autres mets. Et puis c'est passé comme c'est venu. Hormis une tendance à la fringale et quelques envies ponctuelles de camembert ou de frites, j'ai retrouvé un appétit à peu près normal. Je gère beaucoup mieux les interdits alimentaires liés à la toxoplasmose et à la listériose, alors que pour ma grossesse précédente, j'aurais vendu un rein pour de la charcuterie, du saumon fumé ou des sushis ! Bon, on reprendra cette discussion après Noël, quand j'aurais dû faire l'impasse sur le foie gras, le saumon, le champagne, les fruits de mer... Je vais manger jambon-coquillettes, à Noël, je crois... A mon avis, je serai un poil plus frustrée ;)

    La fatigue, paradoxalement, m'assomme moins que la première fois. Alors que pour Little J, je m'écroulais dans le canapé dès 18h et me mettais parfois au lit sans manger, je trouve que cette fois-ci, c'est plus gérable. Alors tant mieux !

    En revanche, j'ai déjà des insomnies... Dès que mon fils se réveille la nuit, je mets des heures à me rendormir, et c'est assez pénible.

    Comme vous le voyez ci dessus, mon ventre n'a quasiment pas grossi (j'avais des "restes" de la première grossesse), mais je m'y attendais. Il aura fallu attendre 5 bons mois la première fois pour que les gens distinguent un ventre de femme enceinte sous mes vêtements. Si ça m'avait énormément agacée à l'époque, je prends les choses plus sereinement aujourd'hui. A vrai dire, on nous bourre le crâne d'images de femmes enceintes au ventre énorme dans les médias, mais dans la vraie vie, rares sont celles qui ont un ballon de baudruche à la place du ventre avant la deuxième moitié de la grossesse !

    Côté suivi médical, ma date de terme a beaucoup fluctué au fil des semaines... Pour moi, la conception datait du 13 août. Pour mon gynéo, après l'écho de datation, elle datait du 20. Et à l'écho du premier trimestre, on est repartis sur une conception au 15. On a dit définitivement 15, adjugé vendu (et c'est beaucoup plus conforme à mes calculs...hmhm). Donc le rendez-vous avec le bébé est "théoriquement" fixé au 15 mai !

    La bonne nouvelle, c'est que je sens que mon utérus fait sa petite place, et que le bout de chou vu à l'écho se porte parfaitement bien. La moins bonne, c'est que mes artères utérines sont aussi pourries que la première fois (on avait pas l'option satisfait ou remboursé...), et que la croissance du tétard va être assez surveillée à cause de cela... Comme un air de déjà vu.

    Sinon, pour l'instant, nous n'avons absolument rien acheté. Moi je trépigne, je voudrais au moins choisir un doudou. Mais mon chéri veut attendre de connaître le sexe du bébé...Donc je patiente. Pour les vêtements, ma foi, on verra s'il faut tout acheter en rose ou si les cartons stockés au grenier nous laissent une marge de manoeuvre...

    Le seul vrai projet que j'ai lancé en lien étroit avec cette grossesse, c'est l'appel aux coupons de tissu pour réaliser une Bai jia bei (couverture aux 100 voeux). J'ai déjà environ 10 promesses de dons, ça m'enchante de voir comme les gens semblent partants ! J'aimerais me limiter à des dons provenant de la famille et d'amis, pour que cette couverture soit vraiment symbolique. On verra bien ce que ça donne.

    Maintenant, place au deuxième trimestre, le meilleur à mon sens, avec les premiers mouvements du bébé, l'écho morpho qui nous dévoilera si c'est une fille ou un garçon, le ventre qui se dessine... On fera le bilan dans trois mois ;)

     

     


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  • Le temps du repas (enfant de 14 mois)

    Depuis que je me suis penchée sur la question, j'avoue être assez branchée par la pédagogie Montessori.

    J'aime beaucoup l'idée d'apprendre à l'enfant à apprendre par lui même, de se concentrer sur l'acquisition d'une certaine autonomie et en parallèle, d'une confiance en soi.

    Evidemment, les théories de Montessori ont plus d'un siècle et méritent d'être adaptées à notre époque. Certains aspects sont un peu vieillots. Mais elles sont surtout pleines d'un bon sens que l'on peut retrouver chez Isabelle Filiozat, par exemple, femme que je vénère !!!

    L'un des principes de Montessori est de proposer à l'enfant un environnement qui lui soit adapté, afin qu'il puisse faire les choses par lui même : une petite table et une petite chaise, de la vaisselle adaptée à ses petites mains, un lavabo à sa hauteur, entre autres...

    Maintenant que notre Little J tient debout avec appui, qu'il est demandeur pour qu'on le fasse marcher en le tenant à une main, qu'il passe une grande partie de son temps à jouer debout à la table basse, nous avons investi dans une petite table et des petites chaises adaptées à sa taille.

    Ainsi, du haut de ses 14 mois, c'est assis à cette table qu'il apprend depuis peu à manger seul.

    Et puis il y a la pratique  -  Montessori #1

    Loin de nous l'idée d'en faire un "petit champion précoce" ou autre (d'ailleurs, j'ignore où est la norme d'âge pour qu'un enfant prenne son repas tout seul). C'est surtout lui qui est demandeur pour faire tout seul.

    Alors on l'installe à sa table, avec un grannnnnd bavoir et les manches retroussées, on lui présente son assiette et sa cuillère. Il a compris qu'il fallait tremper la cuillère dans la nourriture et la mettre à la bouche. En revanche, il a aussi compris que c'était hyper rigolo de mettre les mains dans la tambouille et de l'étaler partout. Quand au sens de la cuillère et au maintien d'un contenu sur le chemin bouche-assiette, c'est encore très hasardeux : elle est souvent vide quand elle arrive à destination.

    On essaye de lui expliquer qu'il faut remettre la cuillère dans le bon sens, on essaye de guider sa main, mais rien à faire, il se braque dès qu'on tente d'intervenir et envoie tout balader...

    La théorie, c'est de le "laisser faire". La pratique, c'est qu'on voudrait juste réussir à communiquer pendant ce temps du repas pour lui expliquer mais qu'actuellement on n'y arrive pas vraiment. C'est qu'on est parfois fatigués et que l'assiette retournée, le sol recouvert de purée et les vêtements dans un état plus crade que crade nous font parfois perdre patience (surtout à moi, j'avoue). J'essaie de ne pas trop "gronder" pour ne pas faire du repas un moment synonyme de crise, mais ce n'est pas du tout facile ! Tous mes beaux principes s'effondrent quand il y a de la bouffe partout alors qu'il n'a presque rien avalé et qu'il refuse mon aide.

    Heureusement, super Papa prend parfois le relais, avant que je ne pète un câble. On a aussi trouvé comme compromis de prendre nous aussi une cuillère en main et de lui donner à manger en même temps que lui essaie de se dépatouiller avec sa propre cuillère. Cela semble convenir pour le moment...

    Généralement, quand il a bien galéré à la cuillère, j'opte pour un dessert qu'il peut manger avec les doigts pour lui montrer qu'il peut faire (rondelles de bananes par exemple).

    Et puis il y a la pratique  -  Montessori #1

    Côté boisson, après une période d'utilisation de la paille parce qu'il secouait et jetait les timbales et galérait au grand verre, nous avons acheté de tout petits verres, qui sont en fait des verrines. Nous mettons un petit fond d'eau dans ce mini-verre et lui s'en saisit à deux mains et boit comme un grand : ça s'est fait très facilement. Comme quoi il faut parfois peu de choses...Quand il en veut encore, il montre du doigt l'intérieur du verre, on le ressert et tout se passe bien. C'est déjà une victoire, et lui est vraiment très fier de boire comme un grand !

    Voilà, on a encore du pain sur la planche pour pouvoir dire qu'il mange vraiment tout seul. C'est un apprentissage que je trouve trèèès fastidieux, mais on essaie de le féliciter au maximum, et de s'énerver au minimum... Affaire à suivre !

     


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  • La deuxième fois

     

    Je sais bien que cette phrase fait partie des clichés et autres propos stéréotypés de mamans, et pourtant, c'est inévitable, chaque grossesse est différente.

    Depuis deux mois, je porte un enfant pour la deuxième fois. Cela me paraît un peu fou, dit comme ça. Moi qui ai encore l'impression d'avoir 17 ans, qui suis encore parfois un peu naïve, qui me sens si jeune... Et pourtant, c'est bien vrai.

     

    La deuxième fois.

    La fois où finalement, on se pose plus de questions sur la façon de gérer la situation avec l'aîné qu'avec l'enfant à naître. Parce que s'occuper d'un nourrisson, on sait maintenant que l'on sait faire. Mais gérer en plus un enfant qui n'aura pas deux ans et qui demandera encore beaucoup d'attention, c'est l'inconnu.

    Comment ça marche, l'amour pour deux enfants ? Comment notre coeur si rempli d'adoration pour notre enfant actuel pourra-t-il s'agrandir et faire de la place pour un deuxième petit bout de "lui+moi" ? Comment arriverai-je à partager mon temps entre deux bébés ? Comment faire comprendre à mon grand que je l'aimerai toujours autant ?

    Autant de questions qui m'assaillent quand je m'entends prononcer des mots comme "c'est toi, mon bébé d'amour" ou encore "je t'aime de tout mon coeur". 

     

    La deuxième fois.

    La fois où l'on n'a pas trop le temps de se regarder le nombril, où les mois filent déjà trop vite, parce qu'on ne compte pas vraiment les jours. La fois où je suis incapable de dire à combien de semaines j'en suis sans regarder le calendrier.

    La fois où l'on a aussi perdu la naïveté, où l'oreille se dresse à l'évocation de certains termes médicaux, où l'on ne croit plus qu'on est sauvée parce qu'on est théoriquement dans la population la moins à risque.

    La fois cependant où l'on se sent confiants, parce qu'on a beaucoup appris sur nous-mêmes de la première, parce qu'on sait qu'on peut dépasser nos limites, surmonter les épreuves pour trouver le bout du tunnel.

     

    La dernière fois ?

    Et puis, au fond, il y a cette petite crainte : celle que cette grossesse ne soit la dernière. Qui sait si dans quelques années l'envie de bébé reviendra ? Qui sait si nous nous sentirons assez forts pour tenter l'aventure une troisième fois ? Qui sait si les conditions médicales/finacières/professionnelles seront favorables à une troisème grossesse ?

    Alors je me dis qu'il est encore temps de ralentir un peu le temps, et de le regarder un peu, ce nombril, avant qu'il ne soit trop tard. Je veux faire mon possible pour profiter un maximum des mes enfants, même si l'un d'eux est encore un grain de riz. Profiter de mon futur gros bidon, des papillons dans le ventre, des vagues qui tendront ma peau, mais aussi du temps que je peux encore accorder pleinement à ce futur grand frère.


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