• Mon plus gros challenge

    Dans la vie, je suis de ces personnes que d'aucuns haïssent un peu parce que je réussis à peu près tout ce que je touche. Je me rends compte que cette phrase même est détestable...

    Pourtant, c'est un fait, j'ai toujours été excellente élève, j'ai eu mon brevet et mon bac avec mention très bien, j'ai fait des études honorables, j'ai réussi des concours (prof des écoles, bibliothécaire, fonction publique)... Quand certaines choses n'ont pas abouti (ma carrière de prof, mon mémoire de Master), c'est parce que j'y ai mis un terme moi-même. J'ai une vie de famille bien sous tout rapport : un mari que j'aime depuis 10 ans, deux enfants, un garçon, une fille, c'est parfait.

    J'ai toujours eu du mal avec l'échec, car j'en ai peu connu. Je n'ai jamais vraiment appris à me relever puisque je suis rarement tombée. Certains me jalousent et voient cela comme une chance, moi je le vois comme une faiblesse... Au fond, je me suis toujours arrangée pour ne pas me mettre dans des situations où l'échec était envisageable. Par peur, sans doute.

    A l'aube de mes 28 ans, je réalise qu'être Mère a été - et sera encore longtemps- mon plus gros, mon plus beau challenge.

    Être mère, dès le départ, a été pour moi une épreuve à affronter, avec cet accouchement prématuré par césarienne que je n'avais pas vraiment envisagé dans ma vision des "possibles", avec ce corps qui avait raté sa mission nourricière pour mon enfant qui souffrait d'un retard de croissance, avec cette séparation à la naissance qui m'empêchait d'être là tout entière pour mon enfant. Mon vilain amour propre a été sacrément mis à l'épreuve. Je n'avais pas encore mon enfant dans les bras que je ne pouvais déjà plus être la maman que j'idéalisais dans mes ambitions.

    Être mère m'a appris l'humilité. Être mère m'a fait comprendre qu'être faillible était ce qu'il y avait de plus humain.

    Aujourd'hui encore et chaque jour depuis trois ans, être mère me confronte à l'échec. Parce qu'élever un enfant, c'est tout sauf facile. Parce que les craquages nerveux nous submergent parfois. Parce qu'on fait chaque fois ce qu'on peut, pas toujours ce qu'on veut.

    Quand je m'énerve sur les enfants, quand je crie, je me déteste, j'ai peur d'échouer dans ma mission de parent et de faire des mes enfants des êtres fragiles qui me méprisent. Et puis je réalise que chaque échec est une occasion de s'améliorer. Et c'est certain qu'en tant que maman, ma marge de progression est énorme.

    Mes enfants m'ont appris à tomber, et chaque jour ils me tendent la main pour me rendre meilleure et me montrer comme la vie avec eux est belle.

    La maternité est sans doute la plus belle et la plus enrichissante des expériences qui me sera donnée à vivre. Celle qui me fait trébucher tous les jours, et qui m'oblige à relever la tête pour avancer. Pour moi. Et essentiellement pour eux.


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  • Ces deux-là

    Ces deux-là ont vingt mois d'écart, et pourtant, parfois, j'ai l'impression qu'ils sont jumeaux.

    Un an durant, je les ai installés chaque matin dans leur siège auto respectif pour les emmener chez la nounou, et ce simple geste est à l'image des dizaines d'autres effectués en double chaque jour quand on a des enfants "rapprochés". Les couches, le bain, l'histoire du soir... Avant de faire des yaourts maison, on achetait même les petits-suisses par pack de 24 ou 36 parce que 4 d'entre eux étaient engloutis à chaque repas.

    Dès sa naissance, l'hirondelle était liée au crapaud, ne serait-ce que par sa bouille, en tout point conforme à celle de son frère.

    Pourtant, un garçon, une fille, vingt mois d'écart, des caractères différents... Ils auraient bien pu se différencier, se côtoyer simplement, comme des frères et sœurs qui ne partagent pas grand chose hormis leurs parents.

    Ces deux-là, au contraire, dorment dans la même chambre et ne sauraient faire autrement, se font des bisous, des câlins, parlent des dialectes incompréhensibles qui les font mourir de rire, s'échangent des doudous...

    Maintenant que l'hirondelle marche et gagne en autonomie, ce sont de nouvelles perspectives qui se dessinent. Nous partageons le repas à quatre, tous à la grande table. Nous nous baladons sans poussette, les enfants se donnant la main de bon cœur. Même à l'arrière de la voiture, en route pour le supermarché, je les surprends parfois main dans la main et je fonds de plus belle...

    J'espère au fond de moi qu'ils garderont cette délicieuse complicité, même si la raison me dit qu'à 13 ou 14 ans, il n'en sera sûrement plus tout à fait de même. Je sais aussi que l'entrée à l'école du crapaud a imposé une séparation en journée, que des distances vont peut-être s'installer, à moins que ce ne soit pour mieux se retrouver ?

    Dans tous les cas, je suis ravie que chacun puisse faire ses expériences de son côté et que tout se passe plutôt bien pour l'instant. Quand vient le soir, toutefois, je ne rechigne pas sur les moments câlins qu'ils partagent sous nos yeux. Je me dis que même si, franchement, ce n’est pas du tout de tout repos, deux enfants en deux ans, ça en vaut VRAIMENT la peine !

    Ces deux-là


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  • La semaine qui vient de s'écouler ne fait pas partie de celles que j'ai envie de graver dans ma mémoire.

    Ce fut une semaine complète côté boulot pour moi, car j'ai dû bosser mercredi, et mine de rien, quand on est habituée au 80% et à la journée off au milieu de la semaine, c'est dur dur. J'ai eu l'impression de ne pas profiter des petits, d'avoir une maison sens dessus dessous (et oui, le mercredi est aussi le jour des lessives et vaisselles en retard ici)... Qui plus est, les petites "merdes" à gérer au boulot m'ont achevée pour la fin de semaine.

    Cette semaine fut difficile aussi pour mon petit crapaud, qui a pleuré tous les matins à l'école. Je crois que la fatigue y est pour quelque chose. Et puis ce fut papa tous les jours, pas de maman mercredi : je crois que ça a eu sa petite incidence aussi.

    Ma petite séance de sport de lundi est morte dans l’œuf à cause d'un genou récalcitrant. Mon rendez-vous chez la podologue ce mercredi me laisse espérer une solution...

    Et pour finir en beauté, la batterie de notre voiture nous a lâchés hier. Talatataaaaa Ta taaaaa !

    On prend les mêmes et on recommence

    Fort heureusement, il y a eu des petites choses douces à nos cœurs cette semaine, comme notre hirondelle qui s'adapte merveilleusement bien seule chez la nounou, les tonnes de câlins qu'elle nous fait, les bras réconfortants de mon amoureux, le succès des 4 fournées de yaourts maison réalisées depuis dimanche dernier, la parfaite recette de placek (gâteau polonais) qui a ravi nos palais hier, et la délicieuse confiture maison dont on se délecte au petit déj. Oui, beaucoup de nourriture je vous le concède... Comme c'est parti il va vraiment falloir que je reprenne la course !

    Pour cette semaine, c'est décidé, on prend les mêmes et on recommence, mais on ne prendra que le meilleur ! Mesdames les emmerdes, ce serait fort aimable de rester au placard !

     


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  • Notre rentrée

     

    Et le voilà déjà arrivé, ce premier week-end après la rentrée ! L'occasion pour moi de me poser un peu et de jeter un œil dans le rétroviseur.

    Elle s'est très bien passée, cette première rentrée scolaire. Pourtant, ce n'était pas gagné : pas de maîtresse à 8h25 le premier jour, une porte close, et une absence inexpliquée. Alors forcément, dans ces moments, ça s'échauffe un peu côté parents, dans le couloir. Mais la directrice a vite réagi afin de pouvoir accueillir nos enfants. C'est sans un pleur que notre Crapaud entama sa première journée d'école, sans un pleur que nous regagnâmes nos voitures pour aller au bureau, avec juste ce petit goût étrange d'un scénario que nous n'avions pas envisagé. Finalement, la maîtresse a fini par arriver et tout s'est arrangé.

    J'étais presque plus anxieuse pour l'Hirondelle, mardi. Pour elle aussi, un grand cap était à franchir : celui d'aller seule chez la nounou alors qu'elle y était toujours allée avec son frère. Là encore, ce fut une séparation sereine. Un gros câlin qui serre très fort et qui fait chaud partout dans le cœur. Et puis c'est parti.

    Notre rythme est maintenant à prendre, et quand je vois les cernes et les terreurs nocturnes de l'un, ainsi que les nuits hachées et le besoin de câlins de l'autre, je me dis quand même que la transition n'est pas anodine et que nous avons bien fait de ne pas prévoir grand chose en ce mois de septembre. Ces petits bouts vont avoir besoin de cocooning et de repos en famille. Avec l'automne qui semble pointer son nez, ce n'est pas franchement pour me déplaire !


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  • DIY express : une maison playmobil en 2 minutes

    Tout est parti de la sempiternelle complainte de l'enfant en vacances : "mamaaaaan, je sais pas quoi faaaiiiiiiiire".

    Alors que ma proposition de faire des dessins n'emballait pas mon monstre outre-mesure, l'illumination est survenue : "Chéri, on va te faire une maison playmobil". Emotions et étoiles dans ses yeux, je dégaine une feuille, des feutres, et la magie opère.

    Il vous faut juste ça :

    DIY express : une maison playmobil en 2 minutes 

    Le playmobil sert surtout de gabarit. Après, c'est votre imagination et votre trait de crayon qui font le reste ! 

    DIY express : une maison playmobil en 2 minutes DIY express : une maison playmobil en 2 minutes 

    Enfant, j'adorais dessiner les plans de ma future maison de star imaginaire. Je faisais ça très sérieusement, imaginant la configuration des pièces la plus pratique. Alors cette petite maison playmobil en 2D, c'était un peu régressif ! Je n'ai pas pu m'empêcher d'esquisser une parure de draps, un bouquet sur la table, des galettes de chaises et un tapis berbère... on ne se refait pas ! 

    DIY express : une maison playmobil en 2 minutes

    DIY express : une maison playmobil en 2 minutes

    DIY express : une maison playmobil en 2 minutes

    Trouvant que mon imagination ne débordait pas assez, mon petit loup m'a demandé un jardin avec piscine et toboggan... C'est vrai quoi, quitte à imaginer une maison, autant le faire à fond !

    DIY express : une maison playmobil en 2 minutes

    En tout cas, pour occuper des enfants en vacances quand on n'a pas pu emporter le tonne de jouets, je me dis que c'est plutôt une idée sympa, qui contient deux activités en une.

    Les plus grands pourront créer eux-mêmes leur maison, et passer une bonne demi-heure à dessiner la villa de leurs rêves (s'ils veulent des draps spiderman, c'est le moment !) avant de passer à la phase de jeu à proprement parler. 

    Il n'en faut parfois pas beaucoup plus pour s'amuser ! Et entre nous, quand on voit le prix de la maison playmobil complètement meublée, on a parfois l'impression d'avoir avalé un bretzel de travers, non ? C'est bien aussi d'apprendre aux petits à jouer avec peu parfois !

     


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