• Onze plus treize

    Onze mois et treize jours. Presque un an qu'une petite hirondelle a fait notre printemps.

    Mon bébé guérisseur, accueilli dix jours après notre emménagement dans notre nouvelle maison.

    Cette année est passée follement vite, avec beaucoup de hauts, quelques bas, mais je crois qu'on est bien, tous les quatre. Je n'imagine même plus ma famille autrement que tous les quatre.

    Ces dernières semaines, nous avons commencé à emballer cosy et autres accessoires pour les ranger au grenier. Nous avons vendu le petit parc et la chaise haute.Et j'ai plaisir à me dire que ma toute petite grandit et que bien d'autres perspectives vont s'ouvrir à nous.

    Déjà, elle m'émerveille avec ses "  'garde" accompagnés d'un petit doigt potelé pointé. Ses grands sourires dévoilant des dents du bonheur. Ses câlins, car oui, elle est adorablement câline ! Et les bisous qu'elle sème au vent, en réponse aux je t'aime.


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  • Je crois que ce n'est plus à prouver, notre cerveau est un organe absolument surprenant. Encore plus quand il s'agit de nous faire ressentir les maux de notre corps. Il peut décupler une douleur comme il peut la faire quasiment disparaître selon qu'on vit un événement de façon traumatique ou au contraire sereine.

    La mémoire du corps

    (photo : domaine public)

    Personnellement, j'ai plutôt une excellente mémoire des faits. Toutefois, je crois que comme la majorité des gens, je ne me souviens pas vraiment des sensations physiques précises liées à des blessures, des chocs...Pendant ma seconde grossesse, quand j'ai appris que j'aurais une seconde césarienne, les rêves ont pourtant fait remonter en moi un souvenir que j'avais enfoui. 

    Je me souvenais bien que j'avais eu mal après ma première césarienne. Mais je n'avais - je le pensais- pas de souvenir précis du ressenti de cette douleur. Jusqu'à ce qu'une nuit, vers la fin de ma seconde grossesse, je sois réveillée en sursaut par une sensation de douleur très précise. Pendant l'un de mes rêves, j'ai en effet ressenti, de façon intacte, la douleur qui m'avait transpercé le ventre la première fois où j'avais pu aller faire pipi après la naissance de mon fils et le retrait de la sonde - pour le glamour, vous repasserez. Douleur que je me souvenais avoir eue mais dont j'avais oublié la sensation. Mon cerveau, à la crainte d'une seconde opération, avait fait remonter de je-ne-sais-où cette sensation physique, de façon précise, localisée, et intense.

    Si je vous parle de cela, c'est qu'il m'est arrivé dernièrement quelque chose d'un peu similaire.

    On ne peut pas dire que le moral soit au top du top en ce moment chez moi. Je me sens souvent dépassée par l'énergie et le caractère débordants de mes enfants, j'ai l'impression d'être un peu noyée dans le rythme fou des semaines de boulot et de gestion de deux minis-schtroumphs. L'approche du premier anniversaire de ma belette me file parfois des petits coups de blues dans le sens où tout est passé tellement vite... J'ai parfois le sentiment de passer à côté de moments importants de la vie de mes petits loups quand je suis enfermée 8 heures par jour dans un bureau où je ne m'épanouis plus vraiment. 

    Après la naissance de l'Hirondelle, j'ai ressenti un point douloureux dans le dos pendant quelques semaines au niveau du point de piqûre de la rachianesthésie. Et puis ça s'est estompé, jusqu'à disparaître totalement. Normal. Avant-hier encore j'aurais été incapable de vous dire au niveau de quelles vertèbres avait été faite la piqûre puisque je ne ressentais plus jamais de douleur à cet endroit. Et puis hier, alors que je parlais à mon chéri de mes petits coups de mou du moment, j'ai remarqué que j'avais un peu mal au dos depuis le début de soirée. J'ai touché ma colonne vertébrale, et j'ai noté un point plus sensible : le point exact de ma rachianesthésie, sans aucun doute.

    C'est un peu fou, non ? Je suis persuadée que cette petite douleur dorsale n'a aucune origine physique. Au vu de ce qui me passe par la tête en ce moment, je crois bien que je somatise un peu. Mon cerveau s'est apparemment fait un malin plaisir de me rappeler des sensations ressenties il y a un an, lors de la naissance de ma fille.

    Y a-t-il un psy dans la salle ?

     


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  • S'il est une chose qui s'est réduite comme peau de chagrin depuis que j'ai des enfants, c'est bien le temps dont je dispose pour m'occuper de moi, rien que de moi.

     

    Le temps pour soi ou la peau de chagrin

    Photo : domaine public, pixabay

    Avant d'être mère, le temps pour moi, j'en usais et abusais. Étant trèèèèès peu maniaque côté rangement et ménage, ces deux activités n'étaient pas du tout en tête de mes priorités. J'adorais prendre du temps pour m'occuper de mes cheveux, de ma peau, prendre le temps de me maquiller, de faire du shopping, de me poser en mode cocooning avec un thé, un bouquin...

    Avec la naissance de mes adorables crapauds, ce temps a fondu comme neige au soleil. C'est bien normal, je savais qu'il en serait ainsi. Encore que, avec un seul bébé, c'est assez gérable : il faut réussir à profiter des siestes de temps en temps pour se poser au lieu de lancer une lessive. Depuis que nous avons deux enfants, c'est plus compliqué. Entre le grand qui ne fait plus de siestes à la maison depuis ses 2 ans, et qu'il faut donc occuper toute la journée, la petite qui a les poussées dentaires assez grognonnes, le panier à linge qui déborde deux fois plus, il n'y a pas beaucoup de place pour le cocooning au calme. En plus je suis devenue un peu plus exigeante avec le ménage, ce qui ne me libère pas de temps non plus.

    On a beau avoir voulu ses enfants et les aimer de tout son cœur, parfois, la fatigue psychologique est vraiment là. C'est usant d'avoir de la marmaille qui gigote et piaille dans le salon toute la journée. On est en alerte permanente. "Je ne l'entends plus, qu'est-ce qu'il est en train de faire comme bêtise ?"

    Ici, ça commence à 6 heures le matin depuis quelques semaines : le grand se réveille alors que je n'ai pas encore sorti un orteil de la couette, et la petite, réveillée par son frère, râle pour qu'on vienne la chercher dans son lit. Fini les réveils quand la maison dort encore, fini le petit plaisir de boire un petit café - certes à 6h30 - seule, dans le calme. La maison s'endort vers 20 heures, quand tout va bien, et là, enfin, les papa et maman que nous sommes se posent après 14 heures non stop.

    Il y aurait bien la table à débarrasser, la vaisselle à faire, les jouets à ranger, mais certains soirs, nous nous vautrons comme deux poulpes dans le canapé !

    Le temps que je pourrais vraiment consacrer à moi commence à 20 heures. Autant vous dire que m'occuper de mes cheveux, de ma peau, m'épiler, je n'en ai pas envie. Pour faire du shopping, euh, c'est un peu tard. Alors il reste ce thé que je prends après le dessert, pour me réchauffer et m'apaiser. Et puis parfois mon tricot, qui me vide la tête et me détend par sa gestuelle répétitive. Ou encore l'ordinateur, sur lequel je pose quelques mots, quand l'inspiration est là, pour alimenter cet espace, notamment.

    Douche chronométrée avec un schtroumph qui tambourine dans la porte de salle-de-bains, démaquillage express, coiffure à la va vite, séchage au naturel parce que le sèche-cheveux va réveiller les enfants et qu'un brushing est clairement beaucoup trop long à faire... Les tâches ménagères à caser entre tout cela, en soirée, le mercredi ou le week-end. Même si j'ai un homme moderne, qui m'aide... Je constate que je n'ai pas été particulièrement bienveillante envers moi-même, envers mon corps, ces deux dernières années. Mes yeux dont le contour est desséché et irrité, ma pilosité préhistorique, la sécheresse de ma peau au niveau des jambes et du ventre, où je n'ai pas mis de crème hydratante depuis des dizaines de jours, m'ont fait prendre conscience de l'état des dégâts.

    Pourtant, je voudrais bien m'occuper de moi. C'est facile de faire du sport deux fois par semaine quand on n'a pas d'enfants. C'est facile d'organiser une soirée. De se faire des masques, des gommages. De juger ces mamans pas maquillées, mal fagotées, devant les écoles maternelles.

    En réalité, ces mamans n'ont pas cinq minutes pour elles entre le saut du lit et 20 heures le soir. Et quand le calme revient dans la maison, elles sont fatiguées, déprimées par l'état de la maison qui a été retournée en dix secondes par des mini-monstres. Elle n'ont qu'une envie : dormir, pour ne pas voir leur tête de déterrée dans le miroir, ne plus voir le bordel perpétuel, et profiter de ces quelques heures de silence !

    Je ne sais pas comment font ces super-mamans des magazines, celles qui ont trois enfants, un mari en déplacement, une grande maison, et qui pourtant sont coquettes, vont courir, font de la muscu, des bons petits plats, des sorties en famille, des week-end à la mer. Je ne sais pas. Pour moi, ces femmes-là, qui nous renvoient dans la face le reflet de notre incompétence, qui ne servent qu'à nous complexer, ne peuvent pas exister. Publicité mensongère. Soit c'est Bagdad dans leur maison et elles ne le montrent pas, soit elles collent leurs gamins devant un DVD dans leur chambre 8 heures par jour, soit elles cachent des clandestins qui bossent pour elles dans leur cave. Je ne vois pas d'autre explication.

    Je ne serai jamais cette wonder-mum. A moins de gagner au Loto, à la limite, mais je ne joue pas...

    Pourtant, l'alarme a bel et bien retenti dans ma tête. Mon corps prend cher. Ma tête prend cher aussi, avec cette fatigue nerveuse invisible mais qui ronge un peu plus chaque jour mon quota de patience, d'optimisme et de sérénité. Mes enfants prennent cher, par ricochet, parce que je suis sèche, agressive parfois, excédée certains soirs, même si j'essaie de me rattraper avec des grosses doses de câlins. Mon couple aussi, prend cher. Parce qu'on vit nos journées côté à côté de façon mécanique en bons parents, et que n'ayant déjà pas le temps et l'énergie, le soir venu, de s'occuper de la femme et de l'homme que nous sommes, il est d'autant plus difficile de prendre le temps de se retrouver en tant qu'amants.

    Il est grand temps de faire quelque chose pour ralentir cette course folle. C'est décidé, je dois être plus bienveillante envers moi-même, envers mon couple, il le faut.

    Ce matin, alors que je reprochais à mon chéri de mettre la pression à Little J pour qu'il monte plus vite dans la voiture, il m'a dit : "C'est des conneries, ces histoires de rythmes des enfants. C'est la vie, qui est comme ça, qui est speed. On ne lui demande pas de suivre le rythme des parents, c'est le rythme de LA VIE".

    Eh bien non, je ne suis pas d'accord. J'étais même très en colère, sur le coup. Je ne veux pas imposer cette vie-là à mes enfants. J'en ai plus qu'assez de cette course contre la montre.

    Alors peut-être qu'il faudra faire des choix, prévoir moins de choses les week-ends, voir la famille moins souvent, décliner certaines invitations, mieux organiser les courses diverses. Peut-être qu'il faudra faire le point sur nos vies professionnelles pour mieux organiser tout cela. Peut-être qu'il faudra que j'essaie de me coucher plus tard aussi, si j'arrive à tenir le rythme côté fatigue, pour prendre du temps pour moi en soirée.

    C'est décidé, en tout cas, je vais me fixer de nouveaux objectifs, revoir mes priorités, et trouver tant que faire se peut, un moyen d'être moins dure avec moi-même.

    EDIT : j'ai écris cet article il y a quelques jours. J'ai failli le réécrire car j'avais l'impression de donner l'image d'une femme malheureuse alors que je ne le suis pas. Finalement, je l'ai laissé tel quel, parce que ces moments de ras-le-bol existent et que c'est aussi ça la vraie vie. Depuis, j'ai pris quelques "mesures" pour me retrouver un peu, je vous en parle bientôt !


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  • Je ne sais pas vous, mais moi j'adore quand, entre copines, on partage des petites astuces pour améliorer le quotidien !

    Je repense à ma copine et ex-collègue K. qui gardait les pelures de mandarine sur son bureau en début de grossesse pour leur odeur qui l'aidait à combattre ses nausées. Ou encore à l'astuce de ma sœur d'utiliser de la colle à bas de contention pour tenir une robe bustier sans qu'elle ne glisse...

     

    pieds bébé, séjour maternité

     

    Après 2 séjours à la maternité (certes très différents l'un de l'autre et dans deux hôpitaux différents), j'ai fait la liste des petits trucs tout bêtes - mais auxquels il fallait penser - qui ont amélioré mon quotidien de maman toute fraîche.

     

    La première partie concerne l'aspect matériel.

    Il s'agit des petits "trucs en plus" à ajouter dans votre valise de maternité et qui ne figurent pas sur la liste de votre gentille sage-femme.

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  • Je suis certaine que beaucoup de mamans se reconnaîtront dans ce billet.

    A la maison, le salon déborde de jouets, et c'est sans compter sur la chambre des enfants qui n'est pas mal non plus dans son genre. Pourtant, mon petit Little J passe le plus clair de son temps à jouer à tout autre chose quand il est à la maison. A tel point que je vais peut-être proposer au Père Noël de lui apporter des cartons et des prospectus en décembre prochain...

    Voici le top 5 des activités qui peuvent l'occuper pendant une bonne demi-heure - EASY ! - et à moindre frais :  de quoi faire pâlir les PDG de Lego, Playmobil et Fisher Price !

    bulles - jouet

    Numéro 5 : Le stylo et le catalogue

    C'est presque devenu un rituel quand on reçoit des publicités à la maison. Je lui donne un stylo, un prospectus, et hop, il s'installe à la table, il gribouille, s'auto-congratule "Ohhh, j'ai écrit sur le plat ! ", prend un grand plaisir à colorier les têtes des mannequins - je songe même à exploiter ses œuvres ! - pour s'exclamer "Ohhh, j'ai caché la madame !"..

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