• Comme certaines de mes lectrices le savent, je suis une maman à césariennes. J'en parlais déjà ici.

    L'histoire de ma première grossesse et de mon premier accouchement est emplie de frustrations, de deuils que j'ai dû faire. Moi qui rêvais alors un peu naïvement d'une grossesse peu médicalisée et d'un accouchement physiologique, je me retrouvais coincée dans un contexte de retard de croissance intra-utérin, de prééclampsie, de césarienne et de prématurité. J'ai à l'époque très mal vécu le fait que mon corps n'ait pas assumé pleinement sa fonction protectrice et nourricière pour l'enfant que je portais, de même que la césarienne n'était qu'une façon de plus de me rappeler que mon corps, cet incompétent, ne mettrait même pas au monde lui-même mon bébé.

    On ne guérit pas facilement ces blessures de mamans. Même si au fil des mois, voyant mon Little J grandir, être en pleine forme, j'ai appris à accepter doucement notre vécu, ma deuxième grossesse est très vite devenue source d'angoisses. J'étais terrorisée à l'idée de revivre les mêmes épreuves.

    Début avril, alors que j'arrivais doucement à huit mois de grossesse, j'apprenais que j'aurais de nouveau une césarienne.

    Ce n'était pas mon choix, mais celui de l'équipe médicale, qui, à l'unanimité, trouvait la voie basse trop dangereuse pour ma vie et celle de ma fille, après avoir étudié le compte-rendu opératoire de ma première césarienne. Très vite j'ai donc dû me faire une raison, et cocher le 2 mai sur le calendrier comme date de mon premier rendez-vous avec ma fille.

    La vie est parfois bien faite.

    Cette fois, en tout cas, elle le fut. 

    Le 23 avril, lors d'un bilan de contrôle à l'hôpital, il s'est avéré que mes analyses n'étaient pas tip top! On me propose alors de repasser le 25, pour de nouvelles analyses. Si celles-ci se dégradent, la césarienne sera avancée, pour éviter toute récidive de prééclampsie. Le 24, après un après-midi de contractions, je me rends à la maternité : mon col a bougé, il est ouvert à un doigt, je rentre chez moi mais dois revenir si les contractions s'intensifient. Je tiens jusqu'au lendemain matin, où je retroune faire des analyses comme convenu. Bingo, j'accoucherai dans la soirée, adieu la césarienne programmée. Mon petit doigt me dit que même si j'étais rentrée chez moi, ma fille n'aurait pas attendu le 2 mai. En effet, j'aurai des contractions régulières toute la journée, et assez douloureuses en fin d'après-midi: il était temps qu'on m'emmène au bloc !

    Bien que stressante, (merci le brancardier qui ne retrouvait pas mon dossier, et l'anesthésiste qui a mis des plombes à me piquer), ma césarienne a eu des airs d'accouchement naturel, puisque j'ai eu beaucoup de sensations, j'ai notamment senti ma fille sortir de mon ventre. Certes, le papa n'a pas été autorisé à assister à la naissance, il n'a pas pu non plus être à mes côtés en salle de réveil, mais je savais que pendant cette petite heure, il aurait le bonheur de câliner sa fille en tête à tête (enfin, surtout en peau à peau ^_^).

    La réconciliation

    Mais la réconciliation avec la césarienne s'est surtout jouée dans les jours qui ont suivi. Le fait d'avoir ma fille à mes côtés une heure après sa naissance, et d'avoir alors pu la mettre au sein et la prendre tout contre moi à volonté a déjà beaucoup pansé mon cœur de maman. 

    Puis, alors que je gardais un souvenir aigu de mes douleurs post-opératoires lors de la naissance de Little J, il s'est avéré que mes suites de couches ont été d'une facilité déconcertante. Mon premier lever, même s'il était douloureux, n'a pas été trop difficile. Et à partir de ce moment, j'ai retrouvé très vite ma mobilité. Tant et si bien qu'au jour 3, je me déplaçais sans aucune douleur, et sans être pliée en deux. Il n'y a que le passage d'une position à l'autre (debout / assise / allongée) qui me tirait un peu sur les abdos. J'ai donc retrouvé ma maison au jour 4, avec pour seules douleurs des maux de dos quand je restais debout trop longtemps (sans doute parce que mes lombaires compensaient la faiblesse des abdos). Ce retour a aussi été rendu possible par un allaitement qui a fonctionné de suite, avec une montée de lait déjà là au bout de 48 heures (très rare après une césarienne, il faut généralement 4 à 5 jours), et une petite puce championne de la tétée, ce qui n'est pas toujours le cas des bébés de petit gabarit.

    Moi qui avais si peur d'être incapable de m'occuper de mon bébé à cause de la césarienne, de marcher pliée en deux pendant 15 jours, d'avoir mal au ventre des jours et des jours... Je pense que je me suis remise de cette naissance extrêmement vite, bien plus vite même qu'une maman qui aurait eu un accouchement par voie basse sans complication. J'ai finalement été beaucoup plus gênée par les tranchées (contractions de l'utérus qui reprend sa place) que par les douleurs liées à l'opération.

    Je n'aurais jamais cru que le ressenti physique puisse être si différent entre deux césariennes qui pourtant se sont déroulées à peu près de la même façon. Quelle est la part de psychologique ? Quelle part est due au travail de l'équipe médicale ? Difficile de le définir. Je sais seulement que j'ai eu l'impression de vivre une naissance "normale", même si j'ai eu un bon gros baby blues les 2ème et 3ème jours,  et que l'équipe soignante a été merveilleuse, aux petits soins jour et nuit.

    Finalement, il n'y a pas de fatalité...


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  • Le deuxième jour du reste de notre vie

     

    C'était le 25 avril dernier. La veille au soir, j'étais allée faire un contrôle à la maternité après un après-midi entier de contractions. J'ai connu les papillons dans le ventre de me dire que ce serait peut-être pour cette nuit-là. Finalement, c'est le lendemain qu'il fut décidé de faire naître notre demoiselle par césarienne, alors que la date retenue au départ était le 2 mai.

    Nous l'avons eue, cette naissance "surprise", je suis heureuse de n'avoir finalement pas eu rendez-vous pour accoucher.

    Le 25 avril, donc, est arrivée notre petit loukoum, notre rouleau de printemps, notre petite hirondelle, après une journée de monitorings et de contractions.

    Le deuxième jour du reste de notre vie

     

    Bientôt je vous raconterai cette belle soirée. Je vous raconterai le passage de la vie à 3 à la vie à 4. Mon baby blues à la maternité. Mon rétablissement éclair. Ma réconciliation avec la césarienne. Les dix premiers jours d'un allaitement évident. La tendresse de Little J envers sa sœur.

    Pour notre premier bébé, tout avait été très long. Premier câlin, première tétée, premier bain : il avait fallu des jours, voire des semaines pour connaître tout cela.

    Cette fois, tout est allé très vite ! J'ai cligné des yeux et nous étions déjà rentrées à la maison, et je n'avais plus aucune douleur liée à ma césarienne.

    J'essaie donc de profiter au maximum de tous ces instants, car je sais bien qu'ils s'évanouissent  en un rien de temps.

    A très bientôt !


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  • 35 SA

     

    J'arrive doucement au terme auquel j'ai dû accoucher la première fois...

    Voilà un petit moment que je ne vous avais pas fait de compte-rendu hebdomadaire, il faut dire que le temps file à une allure de dingue ! C'est sans doute parce que je cours après les différents rendez-vous médicaux pendant que mon homme s'active aux travaux de notre nouvelle maison.

    Ce mois-ci, j'ai beaucoup grossi... J'ai été assez choquée par mon visage tout gonflé sur les photos de grossesse que nous avons prises ce week-end.  Evidemment, ça réveille des peurs : celle de la rétention d'eau, des œdèmes et de la pré-éclampsie... Mais je dois avouer que je mange aussi comme quatre et que ça ne doit pas aider.

    Le principal, pour l'instant, est que nous allions bien, la Demoiselle et moi.

    Mon Little J a beaucoup changé aussi ces derniers temps... Il commence à comprendre qu'il se passe quelque chose dans mon ventre, à force de nous entendre rabâcher qu'il y a un bébé dedans, que c'est sa petite sœur. Il pose sa tête contre mon bidon quand on lui dit "Tu fais un câlin à ta petite sœur?" et je trouve ça juste trop chou. 

    J'ignore s'il y a un lien direct avec ma grossesse, mais depuis quelques jours, il devient très câlin avec moi, il attrape mon visage entre ses deux mains et colle son front contre moi, il me serre fort dans ses bras quand je le mets au lit. Ô, je pense qu'il comprend doucement que quelque chose se trame. J'ai le cœur un peu douloureux au fond parfois, me disant qu'il est encore petit et qu'il n'avait rien demandé, lui... Il est minuscule et pourtant il va devoir partager son papa et sa maman, ce n'est pas si facile pour un petit bout de chou...  (Bonjour les angoisses de fin de grossesse qui commencent à me passer par la tête...)

    35 SA

    Beaucoup de gens me disent que je suis rayonnante, que je n'ai pas beaucoup grossi, etc.

    Cette semaine, pour tout avouer, j'ai quand même du mal à me sentir belle, et surtout, je suis un peu K.O. physiquement et nerveusement, la faute au changement d'heure qui me donne des insomnies de dingue et à un Little J qui crise beaucoup au retour de chez la nounou et le week-end, lorsque nous sommes rien que tous les deux. Il est temps que nous emménagions dans notre nouveau cocon et que mon loulou passe un peu plus de temps en présence de son papa, mais chut, pas trop vite... Je serai déjà à 8 mois de grossesse révolus !


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  • Je vous montrais hier la séance photo que nous avions improvisée quand j'attendais Little J.

    Sans plus attendre, je vous fais découvrir celle que nous avons faite pour immortaliser cette deuxième grossesse.

    Les mêmes, 20 mois plus tard

    Les mêmes, 20 mois plus tard

    Les mêmes, 20 mois plus tard

    Les mêmes, 20 mois plus tard

    Les mêmes, 20 mois plus tard  Les mêmes, 20 mois plus tard 

    Les mêmes, 20 mois plus tard 

    Les mêmes vêtements traînaient encore dans nos placards, le parallèle était trop tentant ! 

    La "séance" a été faite en cinq minutes, entre deux couches d'enduit pour mon chéri (en témoignent ses chaussures cracra à cause du chantier dans la maison !), mais voilà qui a suffi pour prendre quelques photos que je trouve bien chouettes ! 

    Mon grand schtroumpf y est fidèle à lui même - fripon et câlin, mon chéri aussi d'ailleurs, avec ses mini-sourires qui sont pourtant son maximum de ce côté et son regard plein de bienveillance.

    Je suis super contente que nous ayons pu faire ces clichés, ils resterons eux aussi de merveilleux souvenirs de ces neuf mois bien trop rapides !

    Profitez bien de la bouille de Little J, elle se fait et se fera toujours rare par ici !

     


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  • Je vous propose aujourd'hui un petit saut dans le temps...

    Celles qui me suivaient sur mon ancien blog s'en souviennent peut-être, j'avais immortalisé mon gros bidon lors de ma première grossesse au tout début du huitième mois devant la belle grande porte bleue de l'école qui se trouve dans ma rue.

    7 mois - séance photo

    7 mois - séance photo 7 mois - séance photo

    7 mois - séance photo 7 mois - séance photo

    7 mois - séance photo

    7 mois - séance photo

     Je garde un chouette souvenir de cette petite parenthèse dans une grossesse qui était alors assez stressante.

    Les souvenirs qu'il reste de cette période si importante dans une vie ont tendance à s'évaporer peu à peu... Alors je ne peux que vous conseiller de prendre ne serait-ce qu'une demi-heure pour immortaliser votre gros ventre avec quelques clichés sympas. Vraiment, c'est toujours avec beaucoup de tendresse que je regarde ces photos aujourd'hui.

    Cet après-midi, nous avons pris quelques instants pour refaire une séance photo au même endroit, avec les mêmes vêtements. Un grand schtroumpf s'est incrusté dans les clichés, laissant la place à une petite demoiselle dans mon bidon ! 

    J'essaie de vous montrer le résultat très bientôt !


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