• A toi, mon petit grand

    Tu n'es plus tout à fait un bébé, mais pas encore vraiment un petit garçon. Tu es un petit grand...

    Un petit qui a encore besoin d'un gros câlin de sa maman quand il se réveille la nuit ou quand il a du mal à trouver le sommeil le soir. Un petit qui s'accroche à mes jambes comme un koala quand il ne se sent pas en sécurité. Un petit qui savoure encore un biberon le soir, qui serre fort tétine et doudou quand il est ronchon après une sieste. Un petit qui se niche en boule dans son lit de grand et qui a besoin d'une gigoteuse pour ne pas passer la nuit hors des couvertures.

    Et pourtant, tu es déjà si grand. En taille, certes, tu dépasses bon nombre d'enfants nés à la même période que toi, alors que tu étais si minuscule à la naissance! Mais surtout dans ton comportement, dans ton quotidien.

    Tu es un grand bonhomme qui sait très bien se faire comprendre avec un peu de vocabulaire, et beaucoup de conviction (quelques cris bien aigus  et roulades au sol aussi, n'est-ce pas ?). Tu grimpes partout, sur le canapé, sur le dossier du canapé (hmhm...), sur les petites chaises...et les grandes, sur la table basse (double hmhm...), sur la balance comme maman, sur notre lit... Tu sais monter l'escalier, manger seul (quand tu as décidé de tenir la cuillère dans le bon sens).

    Tu es à l'affût du moindre téléphone ou i-pad, et viens faire défiler les photos, appuyer sur les boutons à la vitesse de l'éclair. Tu nous demandes sans cesse de faire des dessins, en tapant dans le tiroir où sont rangés les crayons, et une fois installé, c'est tout fièrement que tu fais des ronds. Tu adores danser, mettre des foulards sur ta tête et essayer d'enfiler nos chaussures. Tu nous imites, et imites beaucoup nounou aussi, en téléphonant à longueur de journée et en sirotant un café fictif qui a l'air délicieux. Tu dis "bébé" et soulèves le t-shirt des gens pour voir si leur ventre est aussi gros que le mien.

    Tu mimes "Tourne petit moulin" ou encore "Petit escargot", tu chantes "baaaaaaateau"... Tu fais le bruit des animaux, à grands coups de "maaaouuuu", "wouh wouh", "moooowwwww" très expressifs. Tu toques à la portes en disant doucement "tac tac". Tu dis "au revoir" quand on s'en va, mais aussi à la place de "merci" ou quand tu as fini ton biberon, quand tu en as assez d'une activité ou d'un livre.

    Et puis tu ris, beaucoup, tout le temps, spontanément ou en te forçant, quand ça peut faire rire les autres aussi, de bon cœur en tout cas, c'est certain !

    Hier, la pédiatre nous a conseillé de te mettre à l'école à deux ans, parce que tu es très ouvert aux autres, dégourdi, curieux de tout et que tu risques de t'ennuyer si on attend tes 3 ans. Nous avons réfléchi à la question toute la journée, pour finalement décider que non, tu n'irais pas à l'école cette année. Tu auras deux ans le 13 août, tu seras si jeune encore !

    Oui, tu fais beaucoup de choses comme un grand, mais tu restes un tout-petit. Un tout-petit qui a besoin d'un cadre affectif rassurant, et que je ne me vois pas lâcher dans une classe de 30 élèves, ou une cour de récré pleine de cris et de bousculades. Un tout-petit qui n'est pas prêt pour passer une journée entière à l'école et à la cantine (question logistique qui ne nous permettrait pas de faire autrement).

    Les siestes, les couches et les poussées dentaires nous rappellent que tu es encore un bébé malgré tout. Un bébé qui va connaître très bientôt de nombreux changements avec l'entrée dans une nouvelle maison et l'arrivée d'une petite soeur. Serait-ce vraiment judicieux de t'imposer dans la foulée une première rentrée scolaire ?

    Nous sommes dans une société où tout doit aller vite, où l'on scrute les enfants pour voir s'ils sont en avance ou en retard, où tout semble être compétition et comparaison.

    Aujourd'hui, ton papa et moi voulons te laisser le temps de grandir. Tu as le temps de devenir propre, tu as le temps d'apprendre à parler, tu as le temps d'aller à l'école vu le nombre d'années que tu y passeras ensuite. Quant à la question de l'ennui, je pense qu'il ne tient qu'à nous de te proposer des activités et des sorties variées pour répondre à ta curiosité.

    ♥ Toi, mon grand garçon, reste encore un peu notre tout petit  


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  • Un peu plus de quatre mois se sont écoulés depuis cet article où j'évoquais la façon dont nous tentions d'apprendre à Little J à manger seul, plus ou moins dans l'esprit Montessori.

    A l'époque, nous lui proposions son repas sur une petite table à sa hauteur, dans le respect du principe de Montessori de faire évoluer l'enfant dans un univers qui lui soit adapté (petite table, petite vaisselle, éléments à sa hauteur...).

    Le point sur les repas - Montessori # 3

    Aujourd'hui, alors que Little J fête ses 19 mois, pas mal de choses ont évolué, au gré de nos tâtonnements et de l'évolution de notre fils.

    Il y a peut-être deux mois de cela, les repas tournaient vite à la crise : une maman fatiguée, un Little J refusant toute aide et n'acceptant plus les repas de bébés du commerce (ce qu'on a d'abord pris pour un refus de manger, avant de s'apercevoir que les repas de mamans passaient tout seuls...), des repas du soir demandant trop de concentration et de précision dans les gestes pour un bébé fatigué...bref, tout cela devenait explosif.

    Parmi les ajustements, il y a d'abord eu le retour au biberon de lait + soupe ou céréales le soir, et à une heure plus avancée. Face à un bébé qui ne mangeait pas grand chose le soir à table car trop fatigué et à qui nous finissions par donner un biberon pour qu'il n'aille pas dormir le ventre vide, nous avons en quelque sorte fait "marche-arrière". Le repas du soir a lieu pour lui entre 18h30 et 19h, le bain passe désormais en deuxième position dans l'organisation, et si vraiment il est "en forme", nous l'asseyons à notre table si ce jour-là nous mangeons assez tôt, et il picore un peu dans nos assiettes"en rab" !

    Les vrais repas à table sont donc désormais réservés au midi. Il mange en même temps que les autres enfants, à la grande table de cuisine, chez la nounou en semaine, et le week-end, il mange désormais à notre table la plupart du temps. Eh oui, il a regagné sa chaise haute (enfin, un rehausseur) car à sa petite table, il se levait sans cesse, trop tenté par les jouets alentours, puisque la dite table est aussi celle ou il joue, finalement... (une double fonction pour cette table qui brouillait un peu les pistes au final...). Une chose est sûre, il adore manger en même temps que nous, il se sent grand, et est adorable à table.

    Autre ajustement : la vaisselle et les "accessoires". Les seules cuillères avec lesquelles nous le faisons manger sont celles que vous voyez sur la photo. Une toute petite cuillère à café à manche rond, qui tient à la fois bien dans sa petite main et qu'il met bien en bouche. Bizarrement, il se débrouillait beaucoup moins bien avec les cuillères dites de bébé ou d'apprentissage...comme quoi. Le bavoir de récupération nous sauve bien la mise aussi, ça évite les douze mille lessives de bavoirs et de pantalons (car oui, ça tombe toujours entre le bavoir et la table sinon...).  little J récupère aujourd'hui seul ce qui tombe dans le bavoir, ça nous fait rire : avec lui, rien de ce qui se mange ne se perd, même les vieilles miettes sous le canapé...hmhmm.

    Enfin, les repas en eux-mêmes ont évolué : il mange à peu près comme nous en général (le sel et les sauces en moins), ce qui donne des repas moins liquides que les plats pour bébés et qui tiennent mieux dans la cuillère. Avec ses 15 dents (il les fait 3 par 3, ça va plus vite !), pas de souci pour mâcher... Et papa et maman s'efforcent ainsi de manger plus équilibré, au moins les samedi et dimanche midis !

    Pour qu'il puisse vraiment manger seul, il a fallu repenser les choix des desserts aussi : exit les yaourts ou compotes hyper liquides, qui fatalement n'arrivent pas jusqu'à la bouche mais tombent dans le bavoir. Côté yaourts, on privilégie ceux qui ont un peu de tenue (les yaourts nature classiques sont très bien pour cela) ou encore les mousses par rapport aux petits suisses classiques. Quant aux compotes, on bénit chaque jour celui qui a inventé les gourdes !

    Aujourd'hui, je suis plutôt contente de nous tous : notre enfant progresse, il gagne en autonomie et donc en confiance en lui, quant à nous les parents, nous crions désormais peu (ce n'était pas gagné d'avance) pendant les repas et sommes dans une démarche positive, nous lui posons des limites tout en le félicitant beaucoup pour ses progrès. Et au fond, qu'importe que ce soit du Montessori ou pas.

     


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  • Voilà ma trente-et-unième semaine d'aménorrhée qui s'achève, autant vous dire que je n'ai pas vu passer le mois qui vient de s'écouler !

    Et de trente et une ! Et de trente et une !  Et de trente et une !

    Je suis très très bien suivie sur le plan médical, et je ne m'en plains pas, mais c'est vrai que j'ai parfois l'impression que la maternité est ma deuxième maison !

    Côté grossesse, la fatigue physique est bien là, dernier trimestre oblige, mais ma petite Demoiselle se porte bien, elle est déjà plus dodue que l'était son frère à la naissance, puisqu'elle est estimée à 1,600 kg alors que little J est né à 35 SA en pesant 1.530 kg ! C'est une sensation étrange que de très bien s'imaginer quel est son gabarit, comment elle se logerait dans nos bras. Mais stop, il faut qu'elle reste bien au chaud encore 6 semaines au minimum !!!

    A ce jour, si le risque de retard de croissance ne semble pas être une menace, je sais que je ne suis pas à l'abri d'une nouvelle prééclampsie, d'où un suivi de très près.

    Ma "voie d'accouchement" reste encore un grand mystère également. Je suis un cas "limite" pour tenter un AVAC (accouchement vaginal après césarienne) puisqu'il y a tout pile un an entre ma première césarienne et le début de ma grossesse suivante. Autrement dit, j'ai appris cette semaine que mon cas allait être discuté par toute l'équipe des obstétriciens, sachant qu'il y aurait très certainement débat entre les pro-voie basse et les partisans d'une plus grande sécurité en programmant une césarienne... C'est un peu troublant car j'ai presque l'impression d'être dépossédée d'une décision qui pourtant me concerne directement.

    Entendons-nous bien : si je ne vais pas à terme, si je fais une nouvelle prééclampsie ou si je suis confrontée à une quelconque complication, je n'aurai pas le choix, ce sera césarienne, et j'y suis préparée. Nos deux vies sauves sont la priorité. Mais si je vais à terme et que le petite se porte bien, j'avoue que je serais très frustrée que la décision des gynécos soit pro-césarienne "par précaution".

    Affaire à suivre, je sais de quoi je vais parler lors de mes prochaines consultations, en tout cas.... !

    Côté préparatifs, ayant accouché à 35 semaines la première fois, je m'y suis prise assez tôt au cas où... A ce jour, la valise est quasiment bouclée, pour ne pas être prise au dépourvu si je devais être hospitalisée avant l'heure.

    Cette épée de Damoclès liée à mes antécédents me donne l'impression d'être en toute fin de grossesse alors que finalement il me reste peut-être plus de deux mois à tirer ! Mais avec un hôpital de jour tous les 15 jours depuis le mois dernier, et un monitoring par semaine à partir de mi-mars, le temps risque de passer assez vite.


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  • J'ai commencé à vous parler de graphisme quand nous avons commencé à proposer à Little J de faire des dessins, vers ses 15 mois.

    Vous pouvez retrouver quelques conseils par ici.

     

    Apprivoiser les gestes et l'espace - Graphisme # 2

    En trois mois, nous avons vu une évolution dans la façon dont Little J s'approprie cette activité. 

    Côté motricité fine, d'abord :

    A 15 mois, il tenait ses crayons de façon encore un peu aléatoire. Aujourd'hui, à 18 mois, il tient ses crayons par leur bout, en une pince à trois doigts, de la même façon qu'il tient désormais ses cuillères. Je ne sais pas d'où lui vient cette façon de faire puisque ce n'est pas nous qui lui avons montré ce geste. J'ignore si c'est venu tout seul, par l'expérimentation des différentes possibilités dans la façon de tenir les objets, ou par imitation, puisqu'il nous voit faire cette pince avec les doigts dans nos gestes quotidiens (repas, écriture, etc.)

    Côté graphisme à proprement parler :

    A 15 mois, Little J faisait essentiellement des tapotements de crayon sur le papier (ce qui faisait donc des petits points) puis ce qui pourrait s'apparenter à des traits, dans la mesure où il avait compris qu'en glissant le crayon sur le papier, cela faisait une trace de couleur. Aujourd'hui, il maîtrise les traits en faisant de grands gestes amples du bras. il commence aussi à réaliser des boucles qui s'apparentent à des ronds depuis que j'ai fait une ou deux fois un rond en tenant sa main. Lui qui ne voulait jamais être aidé dans ses gestes, il trouve ça très rigolo que je lui tienne la main pour dessiner un rond. Il a vite pigé le truc et fait désormais des espèces de ronds comme en témoigne la mini-vidéo ci-dessous. Je ne vous cache pas que je suis méga fière de lui    ^__ ^  !!!

     

    Graphisme bébé 18 mois from Bertille en Guenilles on Vimeo.

     

    Depuis une ou deux semaines, le dessin est l'activité qu'il nous réclame le plus. Il désigne très souvent d'un "là-bas!" le meuble où sont rangés papier et crayons afin que nous les sortions et qu'il puisse dessiner. Et il est clair qu'il comprend très bien le mot "dessin". En allumant la télé un matin pour lui proposer un mini "dessin-animé", je l'ai vu bondir vers le dit-meuble et me réclamer ses crayons ! Ahaha !

    Côté pratique, je lui ai réservé un cahier de taille A4, ce qui permet d'avoir une surface de papier équivalente à un A3 quand on prend une double page tout en gardant une trace de ce qu'il a dessiné les fois précédentes, même s'il barbouille un peu toutes les pages et qu'on ne lui impose pas d'aller dans l'ordre du cahier. On continue de lui proposer cette activité sous surveillance car monsieur a tendance à manger les mines des crayons de couleurs au bout d'un moment... Et puis c'est surtout l'occasion de partager avec lui, de verbaliser, encore et toujours sur ce qu'il fait (trait, rond...) et sur les couleurs qu'il utilise.

    Son petit sourire quand je lui dis : "bravo, tu as fait un joli trait bleu!" n'a pas de prix !

     


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  • Aujourd'hui, j'avais envie de republier un article que j'avais écrit pour mon ancien blog. J'avais mis 11 mois à réussir à exprimer mon ressenti à propos de la césarienne qui a fait naître Little J.

    Des mois que j'avais cet article en brouillon, avec le titre "bien vivre sa césarienne". Et puis finalement, j'ai compris que ce qu'on pensait parfois avoir bien vécu était parfois un mensonge à soi-même, et que quoi qu'il en soit, la césarienne restait pour moi plus une opération que MON accouchement...

    Pour tant, je ne l'ai pas "si mal" vécue, cette césarienne. Même si ce n'était pas l'accouchement rêvé, ç'aurait pu être bien pire !

    Ce long chemin vers l'acceptation de la césarienne

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