• Ces derniers temps, je suis passée par de grosses phases d'incompréhension, avec mon petit Little J.

    Montre moi, je ne comprends pas !

     

    Il est à un âge (bientôt 18 mois) où il "baragouine" beaucoup en yaourt, où il connaît quelques mots (papa, maman, "taté" pour Cannelle - notre chat, bravo, au revoir, dodo, lapin, "téti" pour merci, pied, ...), mais pas suffisamment pour exprimer ses besoins, ses envies. Et sa dernière façon d'exprimer son mécontentement ou son envie d'autre chose est de crier. Quand je dis "crier", c'est vraiment hurler, dans les aigus, le truc vraiment horripilant que mes oreilles ne supportent pas.

    Mes premières réactions, ô combien inutiles et naïves, étaient de le gronder, de hausser la voix, à coups de "NON, Little J, ON NE PEUT PAS ! CA SUFFIT !!!".

    Là, deux réponses de sa part : ou bien il explose de rire, et ma colère monte d'un cran, ou bien il hurle de plus belle, et commencent alors les enchères du volume sonore... Hmhm...

    Après une matinée ce week-end à l'avoir grondé pour ses cris, où il m'a fait tourner bourrique en enchaînant bêtise sur bêtise (j'appelle ça avoir mis en route le "radar à conneries"...), j'ai complètement craqué, hormones aidant, m'auto-flagellant comme la "mauvaise mère qui ne comprend pas son enfant et qui ferait bien d'arrêter de se moquer des familles qu'on voit dans Super Nanny". 

    Et puis j'ai dormi, ça allait un peu mieux, ahah. J'ai aussi appris qu'il avait fait la même chose chez la nounou. Ô joie égoïste : ce n'est pas moi le problème !

    Depuis, j'ai adopté une toute autre tactique, qui semble marcher à peu près  pour l'instant. J'essaie au maximum de ne pas crier, déjà.

    Et surtout, quand il crie, je lui réponds : "je ne comprends pas, montre moi ce que tu veux !". Et là, généralement, il me montre un objet qu'il n'arrive pas à atteindre, il me tend les bras, il me montre un lieu où je lui ai interdit d'aller... Une fois, il m' a même répondu "dodo". Et là, je n'en suis pas revenue. Une fois au lit, il s'est endormi en moins de 5 minutes et a fait une grosse sieste.

    Bien sûr, je ne vais pas dire que ça marche à tous les coups, mais ça nous a permis de nous comprendre un peu mieux. Quand il me demande quelque chose d'interdit, je lui explique pourquoi il ne pourra pas le faire, et je reviens à cette bonne technique de la diversion en le redirigeant vers quelque chose qu'il a le droit de faire.

    Ah oui, autre écueil à éviter : on essaie de bannir le mot "crier" de nos phrases, car à cet âge là, la négation n'a aucun sens pour lui. Quand on lui dit une phrase du genre "ce n'est pas bien de crier" ou "on ne crie pas" ou "arrête de crier" ou "pourquoi tu cries ?" , automatiquement, il crie... Je me suis souvenue d'une explication d'Isabelle Filiozat : il faut toujours parler en affirmation avec les tout-petits, car ils ne comprennent pas la négation. Quand on leur dit "Ne crie pas", ils entendent surtout le mot crier, ce qui donne souvent des surenchères d'énervement et de grosses incompréhensions parent-enfant...

    Voilà, c'était juste une petite "tranche de quotidien", mais c'est bon parfois de lire les galères des autres mamans et comment elles y font face : on se sent moins seules et on pioche deci delà quelques petits tuyaux qui peuvent nous sauver la mise !


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  • Semaines 25 - 26 : un être reconnu

    En bref, cette dernière semaine a été très bonne ! Vraiment très bénéfique même !

    Ma deuxième séance avec la psychologue de la maternité m'a fait réfléchir à la place très envahissante qu'avait pris le travail dans ma vie ces derniers mois, et un arrêt de travail pour que je prenne soin de notre Demoiselle est venu à point nommé pour me faire lâcher prise.

    Nous allons bien toutes les deux, mais l'heure est à la prévention, vu mes antécédents. J'ai donc plein de temps pour moi, et je vais en profiter un maximum.

    Allez savoir s'il y a un lien de cause à effet : depuis le jour de mon arrêt, Little J nous fait des nuits complètes alors qu'il se réveillait plusieurs fois par nuit ces derniers temps. Sentait-il que j'étais tendue ? On dit que les enfants sont des éponges. Et j'y crois. Depuis lundi, il est beaucoup plus zen, comme moi en fait !

    J'ai également fait ma première séance de préparation à la naissance. Comme j'ai changé de maternité depuis la première grossesse, c'est un peu comme si j'étais enceinte pour la première fois, et ce d'autant plus que j'ai beau attendre mon deuxième enfant, je n'ai jamais accouché par voie basse, j'ai donc encore tout à découvrir !

    Enfin, j'ai vu ma néphrologue (elle me suit à cause de la prééclampsie de ma première grossesse), et ses propos m'ont juste fait du bien. Elle m'a rassurée en me disant que pour l'instant, aucun voyant ne s'allumait, que la situation était au mieux de ce qu'elle pouvait être, et surtout, que désormais, à 26 SA, ma fille était une personne à part entière, un être reconnu, que l'on pourrait faire naître, et sans doute faire vivre, si on rencontrait un problème dans la suite de la grossesse.

    Cette phrase m'a fait un mini-électrochoc : oui, ma fille est désormais un bébé, un enfant, pas juste un foetus sans identité. Si j'ai un problème demain, ma fille sera là, avec nous, et tout sera mis en oeuvre pour qu'elle vive.

     


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  • Semaines 24 - 25 : la minute beauté

    Ces deux dernières semaines ont été un peu mitigées. J'ai oscillé entre très bons moments et coups de ras-le-bol.

    Je suis par exemple allée à mon rendez-vous des 5 mois, qui s'est déroulé avec la super sage-femme qui me suit désormais. Elle a été adorable, vraiment très à l'écoute, et ça fait du bien d'être ainsi chouchoutée.

    Côté maison, notre projet se concrétise, les choses avancent du côté de la banque et nous devrions avoir les clés dans trois semaines maximum, ce qui nous laisse encore un peu de marge pour faire les travaux avant la naissance de la demoiselle.

    A côté de ces bonnes nouvelles, il y a aussi eu le coup de massue d'une grosse sinusite qui m'est tombée dessus, qui m'a empêchée d'aller bosser trois jours et a relancé les tensions liées à mon travail. Pas facile de s'absenter sereinement quand on est seule à 100% dans un service et que le responsable ne sait rien gérer si je ne suis pas là. L'optique d'un congé maternité où je ne serai peut-être pas remplacée me fait craindre aussi la reprise en septembre. Que vais-je retrouver à mon retour ? Sans doute un sacré capharnaüm et un tas de boulot en retard. ça ne m'enchante pas vraiment...

    Clairement, si ma grossesse se passe bien pour l'instant sur un plan médical, elle n'est pas des plus sereines côté boulot. Beurk... J'ai parfois l'impression que cette tension au travail m'empêche de profiter. Alors je cherche des solutions pour régler le problème... Affaire à suivre !

    Du coup, pour compenser ces petits désagréments, je me suis mise en mode "blogueuse beauté , ahah !

    A moi le vernis arc-en-ciel, dont la lubie ne me revient habituellement qu'au printemps !

    J'ai réinvesti dans de l'huile d'argan pour nourrir la peau de mon petit bidon, parce qu'au fond, c'est vraiment ce que je préfère côté hydratation du corps.

    Semaines 24 - 25 : la minute beauté   Semaines 24 - 25 : la minute beauté

    Et puis mon regard fatigué m'a suppliée d'investir dans un contour de l'oeil. C'est désormais chose faite, et je dois dire que je suis stupéfaite : en quelques jours déjà je vois une amélioration, j'ai beaucoup moins de petits plis (ouais, des ridules quoi...) autour des yeux. Ca m'a redonné le sourire !

    A bientôt les copinautes !


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  • Semaines 22-23

    Une grossesse qui avance, lentement (quoique, pas si lentement en fait) mais sûrement.

    L'échographie du deuxième trimestre est désormais derrière nous, et elle s'est avérée rassurante. 

    Ma petite Demoiselle grandit bien et me le fait sentir par ses très nombreux coups de pied dans le haut du ventre ! 

    J'arrive déjà aux cinq mois révolus, ce dernier mois étant passé à une vitesse folle avec les fêtes de fin d'année. J'essaie malgré tout se savourer, de profiter, d'imprimer en moi ces sensations au cas où ce serait ma dernière grossesse...


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  • Non, décidément, quand on est parent, rien n'est jamais acquis.

    Un jour, sans trop comprendre pourquoi, votre bambin de presque un an et demi décide de vous mener la vie dure. Et c'est parti que je me jette en arrière à la moindre contrariété, que je me débats lorsque l'on change ma couche, que j'envoie valser mon assiette si on ne me laisse pas manger comme je l'entends, que je hurle pour attirer l'attention...

    Voilà à quoi a pu ressembler le début de nos vacances de Noël.

    La fatigue et le manque de patience aidant, j'ai moi aussi haussé le ton, au début, jusqu'à ce que je me rende compte que ça ne faisait qu'empirer les choses.

    Depuis, nous avons peaufiné notre tactique, et avons opté pour la diversion.

    La diversion

    C'est ainsi que depuis une bonne semaine, notre salle-de-bains s'est transformée en boîte à jouets.

    "Ô, regarde mon chéri, le dromadaire ! Qu'est-ce qu'il fait le dromadaire ?!? il fait mweuoigneumw (*bruit approximatif visant à imiter le cri de la dite bête)". Et hop, vas-y que je t'embrouille et que je change la couche ni vu ni connu pendant que l'attention de l'asticot semble miraculeusement captée par le petit animal en plastique !

    Ô, bien sûr, il faut rivaliser d'imagination. Varier les plaisirs pour renouveler à chaque fois l'effet de surprise. C'est ainsi que chanter petit escargot, sortir les pinces à linge, chatouiller le bambin en criant "Je vais te mannnnger!!!!", lui donner sa chaussure, imiter les animaux de la ferme, renifler ses pieds en disant qu'ils sentent le fromage, peuvent chaque jour nous éviter le super-méga-jeté-en-arrière-en-hurlant de la mort qui tue.

    La diversion  La diversion  La diversion

    Un peu plus sérieusement, on nous rabâche qu'à partir de deux ans, c'est l'enfer, mais personnellement, je pense que la fameuse crise "terrible two" commence bien plus tôt. Et si ce n'était déjà fait, tous nos principes volent alors en éclat.

    Pardon aux parents que j'ai regardé de travers quand ils allumaient la télé pour calmer la crise de leur progéniture, à ceux qui ont déjà mis une tape sur la main d'un loupiot qui avait dépouillé pour la trente-cinquième fois le sapin de Noël, à ceux qui donnent la tétine même en dehors des siestes, à ceux qui ne laissent pas leurs enfants manger seuls parce qu'ils veulent éviter le carnage, à ceux qui comme nous font ce qu'ils peuvent pour apaiser les crises de leurs tout-petits.

    Et à moi de graver au dessus de la porte d'entrée : "quand on est parent, on ne fait as toujours ce qu'on veut, on fait ce qu'on peut".

    La diversion


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