• Noël est déjà derrière nous, mais la parenthèse enchantée des vacaances se poursuivra jusqu'au 3 pour les enfants et moi.

    Et puis Noël...

    Et puis Noël...

    Bien sûr, ils ont été (trop?) gâtés, bien sûr, la maison est sens dessus dessous. Mais si on ne lâche pas prise à Noël, quand le fait-on ?

    Alors on se laisse vivre, chacun faisant une cure de son aliment préféré (glace pour le grand, raisins et apéricubes pour la petite, foie gras pour moi, saumon pour monsieur). On enjambe les playmobils, on entasse la vaisselle, ne sachant plus si le lave-vaisselle est plein ou vide d'assiettes propres ou sales, on regarde des téléfilms de Noël, on voit les amis qui habitent trop loin le reste de l'année, bref, on profite, et on attend 2016 pour les bonnes résolutions !

    Et puis quelques nouvelles un peu moins joyeuses arrivées juste avant les fêtes nous rappellent que l'essentiel, c'est d'être entourés de gens qu'on aime, de s'ennivrer du bonheur en famille et d'être soudés face à l'adversité. 

    J'espère que vous avez passé d'excellents moments et que vous en passerez encore jusqu'au jour de l'an !

    Noëllement vôtre !


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  • S'il est un sujet qui fait grincer des dents, qui fait suer à grosses gouttes depuis dimanche sur la toile, c'est bien celui des élections régionales.

    Je me suis longtemps posé la question avant d'en parler ici. Parce que je sais que je peux m'emporter un peu (trop?) quand on parle de démocratie, de liberté, de droits. Parce que je me dis que quand je tourne la tête dans la rue, je croise forcément le regard de gens dont je ne comprends pas le vote.

    Enfin, c'est un peu plus compliqué... Ce n'est pas que je ne le "comprends pas".

    Bien sûr, je comprends le ras-le-bol des gens face à la politique actuelle des gros partis, qui ne parviennent à jouer qu'une grande mascarade, un spectacle raté, une illusion dont personne n'est dupe. Je comprends la peur des habitants de Calais quand la situation des migrants dépasse tout le monde. Je comprends la crainte des gens face au djihadisme et ses terribles conséquences. Oui, tout ça, je le comprends.

    Ce que je ne comprends pas, c'est comment on peut croire que l'autre blonde (oui parce que dans ma région c'est la blonde - la plus vieille des deux - qui risque de passer) pourra résoudre tout cela d'un coup de baguette magique. Je ne comprends pas non plus qu'une région riche de nombreuses cultures issues de l'immigration (on compte les petits enfants d'italiens, de portugais, de polonais, que nous avons tous dans notre voisinage ?) puisse se reconnaître dans un parti qui prône le retour à une France de vrais Français.

    Les parallèles - et ils sont très nombreux - entre la montée du FN ces dernières années en France et la montée des totalitarismes dans les années 1930 me glacent le sang. La moitié de la France veut aller droit dans le mur pendant que l'autre moitié gesticule inefficacement pour l'en dissuader. Si seulement nous avions une vraie alternative...

    Mon discours part un peu dans tous les sens. Tout ce que j'ai à dire, c'est qu'il est important de voter, certes, mais il est primordial de pouvoir continuer à le faire dans les décennies qui viennent, comme il est primordial de défendre tous les droits pour lesquels nos aînés se sont battus.

    Contester, c'est bien... Mais si chacun à son échelle essayait d'agir un peu pour qu'on ne saute pas tous de la falaise... Moi, idéaliste ?

    Je terminerai par une réflexion de maman :

    Au fond, la politique c'est un peu comme l'éducation d'enfants en bas âge ! Au lieu de s'épuiser à crier "Ne fais pas ci! Ne fais pas ça!", il suffit parfois de dire "Ce que tu fais est dangereux, mais regarde, si on faisait autre chose ensemble ?"


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  • Le non salutaire

     

    Je suis de ces personnes un peu timides et trop serviables qui ne savent pas dire non. Du plus loin que je me souvienne, ça a toujours été le cas. 

    Je pense que ça tient à mon éducation : mes parents non plus ne savent pas vraiment dire non. Peur de décevoir, peur de s'opposer, et un peu de satisfaction ressentie quand les gens ont besoin de nos services, parce qu'on n'a pas vraiment confiance en nous au fond.

    Déjà pendant ma deuxième grossesse, j'avais fait un petit craquage nerveux car j'avais la sensation qu'au boulot, on abusait un peu de ma gentillesse pour me coller plein de choses sur le dos; la psychologue que je voyais alors régulièrement avait déjà pointé du doigt le problème : "Mais pourquoi ne dites-vous pas non ? Que se passera-t-il si vous dites non ?". On ne se refait pas... Ou peut-être que si, un peu, à force de travail sur soi.

    Le mois dernier, contre toute attente, j'ai enfin dit un grand NON à une collègue qui essayait de me refiler son travail sous prétexte qu'exceptionnellement je lui avais rendu service l'année précédente. C'est un peu anodin, en soi, mais pour moi ce fut une vraie victoire. Il y a des gens à qui vous donnez la main et qui vous prennent le bras tout entier. Ce jour dont je n'ai pas retenu la date m'a marquée profondément.

    Combien sommes nous à être pris au piège de demandes exigeantes que nous n'avions pas vu venir ? Combien sommes nous à êtres pris au piège de personnes qui nous utilisent parce qu'on a eu le malheur de leur dire oui une fois ? 

    Parce que j'ai une machine à coudre, il fut un temps où tout un tas de personnes me donnaient leur ourlets à faire, alors qu'en fait, je n'ai jamais appris à faire un ourlet, je ne suis pas couturière, je bidouille juste à mes heures perdues. Mais je n'osais pas dire non. 

    Vous connaissez l'adage : "trop bon, trop con". 

    Aujourd'hui, j'ai fait un petit pas dans mon "développement personnel" et je vous encourage à le faire aussi si vous vous reconnaissez dans mes propos. La grande timide que je suis a appris à assumer, ce n'est pas de l'égoïsme, c'est juste une façon de faire comprendre aux autres qu'on a beau être sympathique, on n'est pas corvéable à merci. Leur faire comprendre aussi que tout un tas de choses qui paraissent tellement faciles de l'extérieur peuvent prendre énormément de temps et générer des prises de tête pas possibles (là je pense à ma machine à coudre qui ne fonctionne plus très bien et m'en fait voir de toutes les couleurs !).

    Bref, je m'efforce donc désormais d'assumer et de dire NON quand quelque chose ne me semble pas correct, quand je n'ai ni l'envie, ni le temps. Et désormais, quand j'accepte, c'est que ça me fait VRAIMENT plaisir !

    Petit à petit, j'avance sur le chemin tortueux de mon rapport à moi-même, et la mutique d'il y a 25 ans devient un tout petit point à l'horizon.


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  •  

    Il y a des périodes où l'on préfère se recentrer sur l'essentiel, serrer fort ceux qu'on aime dans ses bras et se lover dans le cou d'un être chéri en attendant que les jours passent. Des périodes où l'actualité est si horrifiante qu'on ne trouve plus de nécessité dans les futilités.

    Je n'aimais pas novembre. Je l'aime encore moins depuis que des terroristes ont fauché Mathias, Nohemi, Jean-Jacques, Madeleine, Juan et 125 autres personnes qui auraient pu être vous ou moi. Je l'aime encore moins depuis que des barbares ont proféré des actes odieux en ce mois sans lumière, froid, pluvieux, pour pousser un peu plus notre pays vers le gouffre de l'obscurantisme. Novembre. Novembre, ce mois triste où chaque année des familles enterrent leurs aînés. Fin d'automne si morne... Novembre où chaque année mon cœur porte le deuil.

    Un mois s'est écoulé sans que je ne parvienne à poser des mots ici. Je ne trouvais plus de sens dans cet espace nourri de choses si vaines au regard de l'actualité. Je n'avais qu'un lourd silence qui résonnait en moi. 

    Aujourd'hui j'allume l'ordinateur : je sais que rien n'est vraiment comme avant. Le réveil est douloureux. Pourtant j'ai de nouveau envie d'ouvrir une fenêtre sur le monde.

    Je reviens ici un 6 décembre, date symbolique s'il en est puisqu'en cette Saint-Nicolas nous fêtons les enfants, nos enfants, qui feront le monde de demain. En ce 6 décembre aussi, nous votons. Nous votons pour nos régions, j'ai en tout cas voté pour la mienne aujourd'hui avec la conviction que l'arme utile en ce jour n'était pas le silence mais une voix à faire entendre contre une politique extrémiste dont je ne veux en aucun cas.

    Il y a en cette fin 2015 mille raisons d'avoir peur, et mille raisons encore de la nourrir. Malgré tout, décembre est là, avec son lot de gadgets commerciaux, certes, mais avec son esprit de Noël, que certains tentent de faire perdurer. Faire plaisir, passer du temps avec nos proches, être solidaires, pardonner, tolérer...autant de valeurs qui peuvent nous aider à sauter le pas vers 2016 avec un petit brin d'optimisme !


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  • Pourquoi tu blogues ? C'est comme un journal intime ? C'est pour gagner de l'argent ? Pour être connue ? A quoi ça rime de raconter sa vie à tout le monde ? Pourquoi tu ne montres pas tes enfants, alors que tu racontes tout plein de choses sur eux ? Pourquoi tu gardes ce blog secret ? Pourquoi tu multiplies les identités sur le net ?

    Ces questions, on me les a posées, je me les suis moi-même posées aussi, un jour ou l'autre.

    Il est bien difficile d'exprimer clairement la raison pour laquelle on tient un blog, n'est-ce pas ? Pour moi, les difficultés commencent déjà lorsqu'on me demande de classer ce blog dans une catégorie. Lifestyle ? Famille ? Créa-déco ? Je ne saurais dire, sûrement parce que je parle de tout cela à la fois. Et de moult autres choses aussi.

    Pour commencer, je crois que je peux déjà rayer de la liste tout ce pourquoi je ne blogue pas. Attention, c'est un peu pavé dans la mare, cette histoire...

     

    Ce que vous ne lirez pas ici

    • Non, ce blog n'est pas un journal intime où je raconte chaque jour de mon existence.

    Ici, je parle de certaines choses personnelles, c'est vrai, mais je ne raconte pas ma vie. Il se passe tout un tas de choses dans ma famille, dans mon couple, avec mes enfants, dont je n'écris pas un mot ici. Parce que d'abord, je ne vois pas qui ça intéresserait et quel but cela aurait, de faire de cet espace un journal quotidien voire un journal intime pur et simple. Ma vie privée m'appartient, elle appartient à ma famille, et même si je dévoile des choses personnelles ici, elles sont toujours filtrées.

    • Non, ce blog ne mettra pas en avant mes enfants à visage découvert

    Sur de nombreux blogs orientés famille, les enfants sont mis en avant, via de nombreuses photos de leurs bouilles si craquantes. Je lis moi même de façon assidue des blogs que je trouve merveilleux et où les enfants font l'objet de véritables séances photos, il n'y a qu'à parcourir ma blogroll. C'est un choix. Ce n'est pas le mien.

    Je pense que nous ne maîtrisons pas ce que le net deviendra dans les années à venir. Poster des photos de mes enfants à visage découvert sur le net est quelque chose que je fais très très rarement, (et peut-être déjà trop au fond).

    Je ne veux pas que ces photos puissent un jour leur porter préjudice. Cet espace, c'est le mien, ces mots, ce sont ceux que ma voix intérieure me dicte, et mes enfants, eux, n'ont rien à voir là-dedans, ne sont pas en mesure de dire aujourd'hui s'ils acceptent de figurer ouvertement dans un espace si personnel. Ce sont des enfants, et en tant que parents, je pense que notre devoir est de les protéger.  J'ai déjà entendu des cas de photos d'enfants piquées sur des blogs à des fins horribles. Je n'ai pas envie qu'une recherche google puisse permettre à des inconnus aux intentions douteuses d'utiliser l'image de mes enfants. Un clic droit - enregistrer sous,  ou une capture d'écran, sont d'une facilité déconcertante. On ne maîtrise pas cela.

    On sait aujourd'hui aussi qu'au moindre entretien de stage ou d'embauche, on googlise les candidats. Je le fais moi-même régulièrement, et il fut un temps où j'étais hyper balaise pour retrouver des gens que j'avais perdus de vue, via les réseaux sociaux et les recherches internet. Parce qu'on connaît le nom de la sœur d'untel, le prénom de la copine de bidule, le lieu où il a vécu, l'école qu'il a fréquentée, qui était son meilleur ami, quel était son groupe de rock préféré... La seule vraie façon de ne pas retrouver quelqu'un, c'est s'il n'a pas laissé sa trace sur le net. Pas de photo, pas de facebook, pas d'article sur lui dans le journal.

    Je suis peut-être un peu parano, mais je crois vraiment qu'on ne maîtrise que trop peu ce que deviendront nos identités numériques.

    • Non, ce blog ne sera pas un espace sponsorisé

    Chaque jour, je reçois des publicités, des communiqués, des propositions de cadeaux. Evidemment, c'est parfois tentant d'accepter, j'ai même déjà reçu quelques babioles depuis que je blogue, et ça a flatté mon ego, sur le moment.

    J'envie parfois aussi ces mamans qui sont à la maison et qui parviennent à tirer un revenu de leur blog. Mais très vite je reviens sur terre. Chacun fait bien ce qu'il veut et les blogs qui ne contiennent pas de pubs deviennent très rares, c'est vrai. J'ignore si je parviendrai à tenir cet engagement sur le long terme, mais je ne veux pas de publicité ici. Ce blog, je l'ai ouvert pour moi, pour y déposer mes propres mots, pour n'y écrire que ce qui me fait plaisir. Déjà sur les blogs des autres je ne lis plus jamais les articles sponsorisés, ça me sort par les yeux. Voir dix articles à la suite sur le sèche serviettes de telle marque ou l'anti-poux de telle autre marque dans mon fil d'actus hellocoton me soule terriblement.

    Je ne veux pas lire ça chez les autres, encore moins chez moi.

     

    • Alors au fond, c'est quoi ce blog ?

    Ce blog, c'est un espace d'expression où je veux me sentir libre d'écrire ce que je veux.  C'est aussi pour cela que je reste un tant soit peu anonyme. Je sais d'expérience que si nombre de mes proches lisaient ce que j'écris ici, je m'auto-censurerais très souvent, je ne me sentirais plus libre de m'exprimer, j'aurais tout le temps peur de froisser des susceptibilités.

    Ce blog, c'est une sorte de thérapie, presque un groupe de parole, pour certains sujets. Je pense à la prématurité, à certaines expériences de maman, à mon histoire familiale. Partager ici sur ces sujets me permet de me distancier de mon vécu, poser des mots me force à prendre du recul. Être lue et commentée me permet de recevoir du soutien, des conseils, des mots gentils. Discuter avec vous, c'est échanger, et c'est bénéfique.

    Ce blog, c'est aussi un espace de partage sur tout ce qui peut m'enthousiasmer au quotidien. Mes convictions en matière d'éco-responsabilité. Mes convictions en matière d'éducation. Mon amour pour toutes ces petites choses home-made qui égayent le quotidient. Mes passions, mes hobbies.

    Le partage, la mutualisation, sont des valeurs fortes de ce 21ème siècle où l'on prend conscience que notre société moderne aux valeurs capitalistes n'a plus d'avenir. Échanger des tutoriels, partager des idées, ça aide à avancer, ça crée de la solidarité, ça aide à se sentir meilleur au quotidien, bref, c'est un merveilleux cercle vertueux, et rien que pour ça, je ne pourrais pas m'arrêter de lire des blogs et d'écrire ici.


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