• * comprenez  "Gâteau d'anniversaire", version Little J !

    Gâteau pé-taire*

    Gâteau pé-taire*

    Depuis que nous avons fêté son anniversaire, Little J s'éclate à jouer avec ce service à thé en bois dans l'esprit de ceux vendus chez Nature et Découvertes (mais en beaucoup moins cher, trouvé chez Stockomani pour 10€ il me semble).

    Il chante Joyeux anniversaire - enfin, il chante "pééééé-taiiiiire, pééééé-taiiiiire" sur l'air de Joyeux anniversaire, puis évidemment, souffle les bougies et se délecte de ce faux gâteau et de la fraise...sur le gâteau (les cerises, c'est surfait).

    Cette dînette, je l'ai achetée il y a quelques années, quand je n'étais pas encore maman et qu'il me fallait quelques jouets pour occuper mes nièces quand elles venaient à la maison. Depuis, c'est simple, TOUS les gamins qui franchissent ma porte adirent ce service à thé.

    En regardant jouer Little J, je me suis fait la réflexion que beaucoup de parents auraient catalogué ce jouet comme étant "pour filles". Et je me suis sentie heureuse de proposer des jeux sans préjugé de genre à mon loulou.

    Ainsi, dans mon salon et dans sa chambre cohabitent des Lego, des poupées, des petites voitures, de la dînette, une cuisine, un train, des figurines Oui-Oui, un caribou à bascule... Et mon petit mec, en petit homme moderne, passe de l'un à l'autre sans se soucier encore de ce qui peut bien être pour fille ou pour garçon.

    C'est un article express sans queue ni tête mais je trouvais la réflexion intéressante. Et chez vous, arrivez-vous à proposer tout type de jeux à vos enfants ?


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  • Lundi, cette parenthèse enchantée dont je savoure la fin va se clore une bonne fois pour toutes.

    Je sais déjà que lorsque je serai assise à mon bureau, j'aurai l'impression d'avoir rêvé ces 7 mois de pause - 2 mois d'arrêt maladie, 4 mois de congé maternité, 1 mois de vacances d'été - , j'aurai le sentiment d'avoir à peine cligné des paupières.

    J'ai le cœur gros à l'idée de reprendre le travail, parce que je sais que les semaines se mettront à filer très vite. Je n'ai pas envie de renouer avec ce sentiment de ne pas voir mes enfants grandir, même si cette fois, les mercredi seront un doux intermède hebdomadaire.

    Pourtant, ces tout-derniers mois n'ont pas été tout roses. 

    Mes enfants - Little J l'a subi de front et L'Hirondelle en aura été spectatrice - ont été confrontés à une maman de moins en moins patiente, une maman qui hausse la voix, une maman qui en est même allée jusqu'à mettre des petites tapes sur la main, voire une fessée. Bref, une maman fatiguée. Un peu physiquement, mais surtout nerveusement. Un soir, après un week-end en famille éreintant, j'ai eu un coup de blues qui m'a fait pleurer devant mon fils. Ses yeux inquiets et ses "maman elle pleure" m'ont mis un coup au cœur : non, je ne veux pas retourner travailler, mais je sais que malgré tout cela me fera du bien. Je n'irai pas jusqu'à prononcer les gros mots de "burn out maternel", mais je pense que j'en suis potentiellement sur la voie. Retrouver une vie sociale hors famille, avoir des plages horaires où je sais que mes activités ne menacent pas d'être interrompues par une tétine perdue, un verre cassé ou une crise d'opposition, me feront le plus grand bien.

    C'est le couple qui s'en prend plein la tête aussi. Parce qu'avec un niveau différent de "fatigue parentale" (je ne dis pas que mon chéri n'est pas fatigué par son boulot, juste que c'est une fatigue différente, parce qu'il n'a pas eu les enfants toute la journée autour de lui), notre degré de patience est lui aussi différent. En découlent des disputes parce que maman crie et que papa pense bien faire en disant "ce sont eux les enfants, et toi l'adulte, c'est à toi de te contrôler". Nous avons dû mettre les pendules à l'heure entre nous, parce que je me sentais culpabilisée en permanence, et complètement incomprise. Bien sûr que je sais que je ne devrais pas crier, que c'est à moi de calmer le jeu, mais entre la théorie et la pratique...

    En cette fin du mois d'août, j'ai le cafard à l'idée de laisser mes loulous 9 heures par jour à la nounou, mais en même temps, j'en ai assez que toutes mes sorties soient précédées de laver les biberons/ préparer le sac à langer / mettre l'Hirondelle dans le cosy/ aider Little J à mettre son manteau / mettre Little J dans la voiture/ mettre le cosy dans la voiture / mettre les roues de la poussette dans le coffre / démarrer la voiture / me demander où j'ai foutu mon sac à main / le trouver / redémarrer / ne plus me souvenir de si j'ai fermé ou non la porte à clés... Ceci n'est qu'un exemple. Et dire qu'avant j'étais en retard quelque part parce que j'avais mis une demi-heure à me maquiller ^___^  

    Dès lundi, au moins, j'aurai ma pause du midi rien que pour moi.

    Si je dévoile ces choses assez intimes ici, c'est pour briser un peu l'image de mère parfaite qu'on essaie toujours de donner sur son blog / devant la famille / en société en général. Il y a un gros tabou autour de cela.

    Comme beaucoup de mamans, je ne demande pas d'aide. Je l'ai dit à mon homme : j'ai clairement un peu honte, à cause de toute cette pression que nous met la société.

    Mes enfants - enfants rapprochés, qui plus est - je les ai voulus, et j'ai l'impression que si j'ai le malheur de me plaindre, on va me renvoyer dans la figure que quand on fait des enfants on assume, qu'on va me lancer des "je te l'avais dit", que ma mère ne se gênera pas pour balancer une phrase innocente du genre "tu vois ce que j'ai enduré", et tout un tas de choses du même style (oui, parce que pour la culpabilisation, de ce côté là, c'est championne du monde). Pire encore, je n'ai pas envie de lire de la pitié dans le regard des amis qui n'ont pas d'enfant. 

    Tout cela n'est d'ailleurs pas toujours calculé. Quand on nous demande comment ça va, si on n'est pas trop fatiguées, on a souvent le réflexe de tout montrer sous le meilleur jour. Parce que c'est vrai : nos enfants sont trop craquants, on les aime, ils sont notre sang, notre chair, c'est viscéral, et les moments de bonheur à leurs côtés valent tous les coups de fatigue du monde.

    Dans un autre domaine, ces 7 mois de pause auront été pour moi l'occasion de me couper de mon boulot. 

    Un boulot que j'aime pour son contenu, mais que je déteste sur le plan humain / relationnel. Parce que l'ambiance y est archi pourrie, que certains chefs n'ont de responsable que le nom, qu'à trop vouloir bien faire je m'y suis épuisée. Hormis quelques collègues devenues de vraies amies, les personnes sur qui compter sont rarissimes, et tout n'est que coups bas et hypocrisies. Si encore j'étais payée une fortune, mais c'est loin d'être le cas.

    Mon congé m'a donc permis de renouer avec la créativité et les travaux manuels, que le rythme effréné du boulot avait étouffés dans l’œuf ces derniers temps. La piqûre de rappel que c'est ce qui me motive, que c'est ce qui me donne envie de me lever le matin.

    Quand vient la fin de l'été   Quand vient la fin de l'été

    Comme vous l'avez lu dans les articles précédents, j'ai ainsi ouvert une petite boutique sur A little Market. Et mon chéri m'a fait l'immense cadeau de m'aménager un petit coin atelier dans notre chambre en même temps qu'il montait la penderie. Un petit espace rien qu'à moi, à côté de la chambre des enfants, qui me permet de bidouiller des petites choses pendant leurs siestes. 

    La perspective de pouvoir y passer une partie de mes mercredi après-midis me met du baume au cœur et m'aide à digérer plus facilement la pilule de la reprise du boulot...

     


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    Il y a un peu plus d'un an, nous nous disions un grand oui !

    Je devais faire un petit article pour nos noces de coton en avril mais la naissance de l'Hirondelle m'a un peu distraite ! 

    "Une belle fête colorée, pleine de joie, de rires, d'émotion... des confettis par centaines, des enfants qui ont sauté, qui ont ri, des grands qui se sont déguisés, des sentiments exprimés en toute sincérité, sans pudeur, avec une bonne dose de chamallows et de limonade pour régresser un peu."

    Voilà ce que j'écrivais quelques jours après notre joli mariage, et je dois dire que c'est très proche du doux souvenir que j'en garde !

      

     

     

     

    Ce fut un après-midi presque irréel, vaporeux, dont je garde surtout en mémoire l’émotion très forte qui planait, notamment lors de la « découverte » et des bisous à tous ces proches qui nous attendaient devant la mairie, et puis lors de la fameuse cérémonie laïque qui a suscité un enthousiasme fou. Même si je garde aujourd’hui l’impression d’avoir rêvé cette journée, ou de l’avoir vécue hors du temps, je sais que nous en avons vraiment profité, en essayant de mettre de côté tout ce qui aurait pu parasiter notre plaisir.

    Sans nul doute, ce fut la plus belle journée de ma vie, car c’est la seule où j’ai pu voir réunis tous ceux qui comptent pour moi, pour nous, c’est la seule où j’ai pu voir tout ce petit monde rire ensemble, s’amuser ensemble, s’entendre à merveille. Combien de fois dans une vie a-t-on l’occasion de vivre de belles fêtes comme celles-là, avec toutes ces générations réunies autour d’une célébration d’amour ?

     

      

      

      

        

    Me replonger dans ces photos m'émeut encore beaucoup !

    Je me rends compte aussi à quel point tout nous ressemblait vraiment. Sur le plan de la déco et des looks (du rétro, du handmade, du vintage, du rouge, du liberty...) mais aussi et surtout lors de la cérémonie laïque, si folle, si joyeuse, si VRAIE !

     

    Nos tenues :

    Elle :

    Robe : robe vintage années 50 modifiée, bidouillée, agrémentée à la main...

    Veste à sequins : Warehouse

    Chaussures : Irregular Choice

    Bibi, bouquet : faits main

     

    Lui :

    Veste : vintage seventies

    Pantalon et gilet : trouvés par hasard chez Auchan (oui, c'est hallucinant)

    Chemise : Armand Thiery

    Chaussures : Converse

    Noeud Pap' : cousu main (et Little J avait le bandana assorti)


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  • La cour des miracles

     

    Je connais peu mes voisins. J'ai même parfois tendance à les éviter, à fermer la porte un peu rapidement quand je rentre à la maison, pour échapper aux bonjour-bonsoir et aux banalités qu'on échange autour de la météo. Avouez, vous le faites aussi, non ?

    Nous habitons la même rue depuis trois ans, et jusqu'alors, nous n'avions jamais participé à la fête des voisins. Soit nous avions autre chose de prévu, soit il tombait des cordes, soit nous avions complètement zappé ce rendez-vous.

    Cette année, l'invitation reçue en bonne et due forme nous a donné envie d'y prendre part. Après tout, le côté auberge espagnole sur la petite place en face de chez nous augurait une soirée sympathique. Atypique, mais sympathique.

    Parmi mes voisins, il y a des religieuses. Vêtues d'habits bleus taillés dans une toile rude, les petites sœurs vivent de la mendicité. Leur monastère a vu le jour dans la rue il y a cinq ou six ans, elles font partie du paysage du quartier, mais je ne leur avais jamais parlé.

    À côté du monastère vit une famille catholique très traditionnelle. Un petit côté "Le Quesnoy" dans La Vie est un long fleuve tranquille. Cols Claudine, chemises blanches bien repassées, cheveux bien peignés, mais surtout des gens très chaleureux, souriants et sociables.

    Et puis, parmi mes voisins, j'ai découvert des personnes qui collent bien plus à la réputation du quartier : des enfants, venus sans leurs parents, issus de famille défavorisées et/ou d'immigrés, des gens un peu paumés, d'anciens délinquants...

    Non, mon quartier n'a pas bonne réputation. C'est un quartier historiquement populaire, celui des anciens bateliers, où ont été construits depuis de nombreux logements sociaux, à proximité de la prison, et où stationnent régulièrement les gens du voyage. Tout une population qui n'attire habituellement pas les sympathies.

    Pourtant, vendredi soir, nous étions tous à la même table. La place fourmillait d'enfants qui accueillaient les nouveaux arrivants. Chacun avait ramené quelque chose à manger et à partager.

    Quelles que soient nos convictions, nos origines, nous nous sommes appelés par nos prénoms et avons fait connaissance. Ironie de la situation, mon mari, éducateur, s'est retrouvé assis aux côtés d'un jeune un peu paumé qui était passé par la justice quelques années plus tôt. Sans laisser la place aux préjugés, nous avons pu passer une excellente soirée, avec des gens que nous n'aurions sans doute jamais côtoyés en temps normal.

    Au milieu de cette place aux allures de cour des miracles, de cette mixité sociale presque improbable, au son des airs de trompette et de flûte traversière, il y avait des voisins souriants, de bons gâteaux, des processions d'enfants qui, tartes à la main, emboîtaient le pas aux sœurs sur Y a de la joie, et surtout, il y avait de l'humain, beaucoup d'humain.

    N'est-il pas là, au fond, le miracle?


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  • Trois semaines à quatre { en images }

    Notre petite hirondelle fête ses trois semaines aujourd'hui, inutile de vous dire que le temps file à une vitesse folle !

    J'avais envie de partager avec vous quelques instantanés de ces 21 premiers jours de notre vie à 4 !

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    * Une première photo de sa petite main contre moi, juste pour le plaisir. Qu'il est bon d'avoir son bébé avec soi dès les premières heures ! A peine étais-je remontée en chambre que j'ai pu la mettre au sein. L'allaitement a marché très vite, tout de suite, même ! Contraignant mais si évident !

    * Prendre le temps de l'observer, de l'habiller, de la câliner, malgré un baby blues qui m'est tombé dessus du samedi soir au lundi matin. Fichue montée de lait qui m'a mis les hormones en vrac ! mais après, au moins, j'étais tranquille !

    * Reprendre goût à me faire belle très vite après mon retour à la maison, et constater que 7 kilos sur les 13 se sont déjà évaporés.

    * On a beau dire, quand on a une fille, on ne peut s'empêcher de lui mettre des petites robes, de s'amuser avec des petits looks...

    * Fini les contorsions, je peux désormais me vernir les ongles de pieds sans me froisser un muscle !

    * Premiers rayons de soleil, l'occasion de profiter un peu de mon grand bonhomme dans la cour.

    * Bien qu'ayant un nouveau-né, j'ai trouvé le temps de faire du shopping... Sur le net, certes. Craquage pour de jolis coussins géométriques Hema.

    * J'ai testé la recette de pain d'épices de Crevette Cosmique : un régal ! Bon, j'avais oublié qu'en allaitant, les épices n'étaient pas hyper conseillés. S'en sont suivies deux journées où l'Hirondelle a eu de belles coliques. J'attendrais un peu pour réitérer l'expérience (même si j'en salive déjà d'avance !)

    * Les câlins dans le canapé, après chaque tétée...

    * Me remettre au tricotin pour parfaire la déco de chambre des loulous (je vous montrerai tout ça...)

    * Le sommeil des bébés, si étrange, tantôt très agité, tantôt imperturbable, souvent si paisible !

    * Ce qui me fait fondre chaque jour qui passe : la tendresse que manifeste Little J pour sa petite sœur. Des câlins, des bisous, il la couvre d'amour. Moi qui craignais tant la jalousie ! J'avais sous-estimé (comme souvent), les capacités extra-ordinaires d'adaptation de notre bonhomme. C'est un "tout-terrain", comme dit son papa !

    Tout ceci est une mini bande-annonce des articles qui suivront sans doute par ici, quand je trouverai un peu de temps pour m'y consacrer.

    En attendant, vous pouvez toujours me suivre sur instagram !

    A très bientôt !


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