• La deuxième fois

    La deuxième fois

     

    Je sais bien que cette phrase fait partie des clichés et autres propos stéréotypés de mamans, et pourtant, c'est inévitable, chaque grossesse est différente.

    Depuis deux mois, je porte un enfant pour la deuxième fois. Cela me paraît un peu fou, dit comme ça. Moi qui ai encore l'impression d'avoir 17 ans, qui suis encore parfois un peu naïve, qui me sens si jeune... Et pourtant, c'est bien vrai.

     

    La deuxième fois.

    La fois où finalement, on se pose plus de questions sur la façon de gérer la situation avec l'aîné qu'avec l'enfant à naître. Parce que s'occuper d'un nourrisson, on sait maintenant que l'on sait faire. Mais gérer en plus un enfant qui n'aura pas deux ans et qui demandera encore beaucoup d'attention, c'est l'inconnu.

    Comment ça marche, l'amour pour deux enfants ? Comment notre coeur si rempli d'adoration pour notre enfant actuel pourra-t-il s'agrandir et faire de la place pour un deuxième petit bout de "lui+moi" ? Comment arriverai-je à partager mon temps entre deux bébés ? Comment faire comprendre à mon grand que je l'aimerai toujours autant ?

    Autant de questions qui m'assaillent quand je m'entends prononcer des mots comme "c'est toi, mon bébé d'amour" ou encore "je t'aime de tout mon coeur". 

     

    La deuxième fois.

    La fois où l'on n'a pas trop le temps de se regarder le nombril, où les mois filent déjà trop vite, parce qu'on ne compte pas vraiment les jours. La fois où je suis incapable de dire à combien de semaines j'en suis sans regarder le calendrier.

    La fois où l'on a aussi perdu la naïveté, où l'oreille se dresse à l'évocation de certains termes médicaux, où l'on ne croit plus qu'on est sauvée parce qu'on est théoriquement dans la population la moins à risque.

    La fois cependant où l'on se sent confiants, parce qu'on a beaucoup appris sur nous-mêmes de la première, parce qu'on sait qu'on peut dépasser nos limites, surmonter les épreuves pour trouver le bout du tunnel.

     

    La dernière fois ?

    Et puis, au fond, il y a cette petite crainte : celle que cette grossesse ne soit la dernière. Qui sait si dans quelques années l'envie de bébé reviendra ? Qui sait si nous nous sentirons assez forts pour tenter l'aventure une troisième fois ? Qui sait si les conditions médicales/finacières/professionnelles seront favorables à une troisème grossesse ?

    Alors je me dis qu'il est encore temps de ralentir un peu le temps, et de le regarder un peu, ce nombril, avant qu'il ne soit trop tard. Je veux faire mon possible pour profiter un maximum des mes enfants, même si l'un d'eux est encore un grain de riz. Profiter de mon futur gros bidon, des papillons dans le ventre, des vagues qui tendront ma peau, mais aussi du temps que je peux encore accorder pleinement à ce futur grand frère.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 15 Octobre 2013 à 12:58

    Un bien joli article!

    Je m'y retrouve totalement pour l'avoir vécu! J'ai deux petits bouts avec un peu moins de 2 ans d'écart. Et je te rassure, tout l'amour qu'on a pour son premier est exactement le même pour le deuxième, je pense que tout vient naturellement, c'est ça être maman. En tout cas je te souhaite une belle grossesse et profite de ce temps pour souffler et te reposer car 2 à la maison c'est un sacré sport!! ;) 

    2
    Mardi 15 Octobre 2013 à 13:36

    Eh, mais je viens de parcourir ton blog : tu t'es mariée dans ma ville, il me semble, on doit habiter vraiment tout près l'une de l'autre !

    Comment vous avez géré la "préparation" du plus grand à l'arrivée du bébé ? Je me pose un peu la question... Certes, on lui parle beaucoup, mais à 14 mois, je n'ai pas l'impression qu'il intégre grand chose pour l'instant. Je me dis que quand j'aurai un gros ventre, ce sera plus concret sans doute.

    En tout cas, c'est clair que ça doit être du sport, une fois que les deux sont à la maison...

    3
    Jeudi 17 Octobre 2013 à 09:56

    Je me suis mariée à Cassel, mes parents y vivent, j'habite Béthune maintenant. Tu habites Cassel?!

    Sinon on a lui a pas mal dit que son petit frère allait arriver, qu'il était dans le ventre de maman (tu as raison plus concret quand le ventre est plus gros!). Je ne sais pas s'il a vraiment compris. Il faisait des bisous sur mon ventre, disait "le bébé"... mais bon. Et puis j'ai du être hospitalisée 3 mois et demi casi, donc c'est là où j'ai eu peur qu'il vive mal l'arrivée de son petit frère mais en fait pas du tout, il venait me voir à l'hopital, content d'arriver... et content de repartir!! Et finalement ravi de voir son nouveau petit frère. Bon bien que maintenant, casiment un an après, il est pas toujours très sympa avec!! mais ça c'est la fraterie, on s'aime mais on se castagne quand même!!

    Enfin tout ce roman pour te dire qu'il vivra très bien tout ça et qu'il y aura peut-être à un moment une petite période de jalousie mais parce que c'est pas facile de partager sa maman!  De mon côté j'essaie le plus possible de leur accorder un petit moment à chacun, quand l'autre fait sa sieste par exemple. Chaque maman fait ou essaie de faire de son mieux (pas toujours évident), tu verras tout ira bien.

     

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