• Le running, l'hiver et moi  Le running, l'hiver et moi

     

    Le running, l'hiver et moi  Le running, l'hiver et moi

     

    Si vous avez un peu suivi mes péripéties, vous savez que j'ai repris (si tant est que j'en ai fait vraiment un jour) le running le printemps dernier. Je trouve que le printemps est la saison idéale pour courir, elle le fut donc pour m'y mettre.

    L'été dernier, j'ai continué à courir, j'ai participé à mon premier 10 km, puis j'ai été embêtée par un syndrome de l'essuie-glace. Ce petit problème a été résolu à l'automne, grâce à la consultation d'un podologue.

    Et puis l'hiver est arrivé. J'ai bien cru que je laisserais tomber !

    Eh oui, qui dit hiver, dit nuit qui tombe à 17h, et quand on est une femme relativement jeune, ce n'est pas toujours très prudent d'aller courir seule dans le noir. Il y a le froid aussi : je me suis vite rendu compte que je devais revoir mon équipement et investir dans des gants/bonnet/tour de cou adaptés ! De plus, quand il fait froid, on a intérêt à s'échauffer plus longtemps si on ne veut pas se faire mal. Ajoutez à cela les jours de pluie, le verglas sur les trottoirs, le vent...

    Bref, malgré tout, j'ai réussi à m'accrocher un peu. J'ai été bien moins régulière, certes, mais j'ai réussi à maintenir une sortie au moins un week-end sur deux, histoire de ne pas complétement lâcher le morceau.

    Pour me remotiver, j'ai décidé de m'inscrire à une course. Celle-ci aura lieu le 20 mars, il s'agira pour moi d'une course nature de 6 km : une distance raisonnable quand on n'a pas eu un entraînement très assidu. Cette course a été mon objectif pour ne pas abandonner.

    La bonne nouvelle, c'est qu'avec une météo plus clémente, j'ai retrouvé le goût d'aller courir, et avec les jours qui rallongent, j'ai très envie de courir à nouveau 2 fois par semaine et de réintégrer du fractionné dans mes sorties (chose que j'ai faite ce week-end et qui m'a procuré beaucoup de satisfaction!). Autre motivation : mon chéri, qui n'a plus fait de sport depuis ses années lycée, a décidé de s'y mettre aussi, et je suis très fière de lui! Alors en avril, pour "officialiser" tout ça, nous allons nous inscrire ensemble à un 5 km. Je suis ravie de partager cela avec lui !

    Et il semblerait que je n'aie pas tout à fait fini de partager cela avec vous !

     

     


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  • Celles qui me suivent sur instagram savent que depuis quelques semaines, j'ai du mal à reprendre les séances à cause d'un genou capricieux. 

    En effet, bien que n'ayant aucune douleur au repos ni en début de course, je suis obligée de m'arrêter au bout de 2 km environ, gênée par une douleur à l'extérieur du genou droit. Sans savoir d'où vient le problème, mais sachant toutefois que j'ai le pied creux et les genoux en-dedans, j'ai choisi de prendre rendez-vous chez le podologue pour faire un petit bilan.

    Running : l'importance d'une consultation avec un podologue

    (photo domaine public)

    Grand bien m'en a fait !

    Contrairement à ce qu'on pourrait croire, un "pédicure-podologue" ne s'occupe pas seulement du soin et de la posture des pieds. Ma praticienne, qui est spécialisée en pédo-podologie ainsi que formée régulièrement aux questions de la podologie et posturologie du sport, a passé 1h30 à faire un bilan complet de ma posture, en se basant sur plusieurs choses :

    - elle a d'abord discuté avec moi des raisons de ma consultation, pour savoir où j'avais mal, dans quelles circonstances, avec quelles chaussures je courais, etc. Elle m'a aussi posé beaucoup de questions sur l'histoire de mon corps : les traumatismes, fractures, blessures éventuelles, les opérations, les cicatrices... Car je l'ignorais, mais même une cicatrice d'appendicite peut créer des tensions dans la posture ! 

    - elle m'a regardée marcher, puis a observé ma posture, ma gestion de l'équilibre sur un pied, etc, pour évaluer mes besoins en terme de semelles afin de corriger les petits problèmes biomécaniques,

    - enfin elle m'a beaucoup manipulée, un peu à la façon d'un ostéopathe, effectuant des points de digitopuncture sur les blocages repérés. Elle n'utilise pas d'aiguilles mais un petit "stylet" (je ne sais pas comment ça s'appelle en vrai) métallique avec lequel elle appuie sur des points, des ligaments...

    Après 1h30 dans son cabinet, je sais que je n'y suis pas allée pour rien.

    Déjà, sur le plan biomécanique, j'avais besoin de corrections au niveau du pied pour améliorer le fonctionnement de mes articulations (pied, cheville, genou) et mon équilibre.

    Ensuite, ce qui m'a le plus épatée, c'est la manipulation et la digitopuncture. Elle a décelé un gros blocage que je ne soupçonnais pas au niveau de ma cheville droite, a repéré un point douloureux près de ma hanche qui s'est résolu après qu'elle eut fait deux points de digitopuncture au niveau de mon pied et de ma cheville, et un au niveau de mon mollet. Elle m'a parlé de médecine chinoise, de flux chauds et froids, etc, je n'ai pas tout compris mais apparemment elle m'a bien débloquée !

    Ensuite, elle a trouvé un blocage important au niveau de mon coccyx qui affecte ma posture et m'a demandé si j'avais eu un traumatisme à ce niveau. Oui, à bien y réfléchir, la chute dans le couloir du collège quand j'avais 11 ans et qui m'avait bien fait mal au derrière pendant 15 jours, je m'en souviens car manque de bol, en sport on faisait lutte et j'avais hyper peur de tomber sur les fesses ! Je traînais ça depuis 15 ans, mon corps avait appris à faire avec ! En me manipulant, elle m'a expliqué qu'une correction au niveau du pied débloquait mon coccyx qui débloquait mon dos à son tour : wahou, le corps humain c'est un truc de fou quand même !

    Enfin, ma zone sacropelvienne ayant pas mal morflé avec une appendicite et deux césariennes, elle m'a un peu manipulée à ce niveau aussi pour voir si mes cicatrices n'affectaient pas ma posture.

    Je ne sais pas si c'est dans la tête mais quand je suis sortie de mon rendez-vous, je me sentais déjà un peu mieux, moi qui ai le dos tendu depuis quelque temps.

    J'ai été épatée dans tous les cas de voir comme le pied pouvait affecter la posture jusqu'en haut du corps, dans un sens comme dans l'autre, et j'espère désormais que mes semelles m'apporteront un vrai confort dans ma foulée.

    Avec le recul, je trouve dommage d'avoir attendu cette douleur pour avoir fait la démarche de prendre rendez-vous. C'est un peu comme l'ostéopathe, on ne devrait pas attendre d'avoir mal pour y aller...Le corps humain est une grosse machine, qui certes sait d'adapter quand des petits mécanismes dysfonctionnent, mais qui a franchement besoin d'une révision de temps en temps !

    J'attends désormais mes semelles pour réessayer de courir tranquillement, et je vais peut-être aussi changer de baskets car là aussi, la podologue a pu me conseiller ! 

     


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  • Mon premier 10 km

    Il y a un mois, je participais à ma première course officielle ! non sans audace, car j'ai choisi un 10 km, ce qui n'était pas vraiment la solution de facilité, après deux petits mois d'entraînement.

    Cette course, je ne l'ai pas choisie au hasard. Elle avait lieu dans la ville de mes parents, sur des routes que je connais bien, et nous étions plusieurs à y participer : ma sœur, ma belle sœur, une amie et moi, quoi de plus sympa et motivant ?

    Je n'avais couru la distance qu'une fois jusque là : 10  kilomètres un dimanche matin en 1h10.  Le jour J, j'étais un peu stressée, et je me disais qu'avec ce chrono, je serais sans doute la dernière.

    Arrivent 18h, le départ de la course. Il fait alors très chaud, au moins 30 degrés, et le parcours est en plein cagnard tout du long. Les premiers kilomètres se font tranquillement, mon amie, ma belle-soeur et moi fermons la marche, avec le bruit de la voiture balai qui nous colle au basques et des employés municipaux apparemment pas mécontents de suivre trois nénettes en short... !

    Entre le kilomètre 3 et le kilomètre 6, c'est dur : je sens que les filles ont un meilleur rythme que moi, je m'accroche à elles mais c'est plus rapide qu'à mon habitude. Les routes sont alors en rase campagne et interminables. Enfin arrive le ravitaillement : on s'asperge de litres d'eau, on boit, et c'est salutaire sous ce soleil de plomb qui rend la course assez difficile. Puis nous doublons un monsieur parti trop vite et qui a lâché le peloton : YES ! Je ne serai pas dernière ! Le bon petit coup de pouce au moral qui me permet d'affronter la côté à 11% qui se situe au kilomètre 8 et qui a bien failli m'achever. La montée de la mort... 

    Arrivent les derniers kilomètres, je regarde ma montre : mon chrono est plutôt bon (pour moi). Dernier coup de cravache, et je termine la course, soutenue par ma belle-soeur qui a couru avec moi pour me soutenir, avec un joli 1h04 au chrono! Ce n'est pas une performance de malade, mais pour moi, c'est ENORME ! Jamais je n'aurais cru pouvoir faire un tel temps au bout de deux mois d'entraînement !

    En résumé, ce fut un excellent moment entre filles, une vraie épreuve physique toutefois, entre la distance et les conditions météo qui étaient rudes pour moi et qui ont laissé un de mes genoux un peu faiblard depuis. Mais ce fut une très bonne expérience qui m'a prouvé que tout le monde pouvait se mettre au sport, même sur le tard ! Je ne suis pas peu fière de moi et je compte bien poursuivre mes efforts pour participer à de nouvelles courses le printemps prochain !


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  • 2 mois de running : on fait le point

    (Photo : domaine public)

    Et voilà ! Deux mois que je pratique la course à pied 1 à 2 fois par semaine ! Le mois qui vient de s'écouler a été riche en progrès et en apprentissage, alors je me suis dit que ce pouvait être intéressant de faire un petit point !

    Sur le plan des performances à proprement parler, j'ai parcouru moins de kilomètres sur le mois, mais j'ai réalisé quelques sorties plus longues, de 8 à 10 kilomètres. Je suis bien fière de moi car je ne m'en croyais pas forcément capable il y a deux mois encore. Je reste malgré tout assez lente (6'40 à 7' du kilomètre selon la distance), mais encore une fois, je pense qu'il faut du temps pour progresser, ne mettons pas la charrue avant les bœufs !

    J'ai dû apprendre à m'écouter, suite à un petit bobo au tendon d'achille droit. J'ai dû accepter de repousser ou raccourcir une sortie à cause de la douleur. Et j'ai appris à laisser mon corps récupérer de ses efforts. Courir 10 km après seulement 2 mois de sport régulier, ça fait quand même un peu mal aux jambes, et ça m'a fait du bien de rester 4 à 5 jours sans faire de sport par la suite, pour laisser mon corps récupérer et s'adapter.

    J'en profite pour vous annoncer que je suis inscrite à ma première course officielle ! Le hasard fait que samedi ont lieu des foulées dans la ville de mon enfance, et qu'on s'est dit avec quelques proches qui courent aussi que ce serait fun de faire ensemble le 10 km ! Alors bien sûr, je ne me fais pas d'illusions sur ma performance, d'autant que sur les deux derniers kilomètres, il y a une petite côte à 11% (gulp!) et un petit crochet par une espèce de terril avec une longue montée. Histoire de m'achever complétement ^__^ !

    A part cela, je me suis un peu mieux équipée ce mois ci. J'ai d'abord investi dans une paire de baskets puma avec un bon amorti. Une fin de série pour ne pas exploser mon budget et profiter d'une belle réduction. Ensuite, j'ai acheté des débardeurs en matière qui "respire" parce que je me suis rendu compte que les maillots en cotons avaient tendance à m'irriter aux points de frottement des bras et me tenaient un peu trop chaud. Oui, quand je cours, c'est en short, et avec un haut le plus léger possible : je déteste suer sous un legging ! Décathlon fait des petites choses pas cher en la matière. D'ailleurs, j'ai même découvert qu'au rayon randonnée, on trouvait le même type de débardeurs qui respirent, mais moins chers qu'au rayon running ;) . Enfin, alors que je disposais déjà d'une ceinture avec pochette pour le téléphone et la clé de maison, j'ai acheté deux petits bidons avec des passants, que je peux fixer sur cette même ceinture, afin d'avoir toujours un peu d'eau avec moi. Car même si je m'hydrate bien avant de partir, pour des sorties de plus de 5 km et avec le temps assez chaud qu'il fait en ce moment, j'ai vite soif pendant la course. Et je déteste tenir une bouteille d'eau pendant que je cours...

    Voilà où  j'en suis ! Je progresse doucement, je m'équipe, et je me lance dans la grande aventure des courses officielles :)

     


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  • Mon premier mois de running assidu

    Qu'on se le dise, de tout temps, j'ai toujours été cataloguée comme la fille absolument PAS SPORTIVE.

    Assez discrète voire introvertie, je n'ai jamais été très à l'aise lors des cours de sport à l'école, j'étais plutôt l'intello, moi, les lunettes en moins. M'enfin, je m'en tirais toujours avec la moyenne en EPS, même en piscine où j'étais une buse sans nom... Sursaut d'enthousiasme en terminale ou j'ai fait du badminton en UNSS, je ne me souviens plus trop pourquoi, pour les garçons sûrement !

    Puis les années ont passé, et j'ai dû me remettre au sport (si tant est que je m'y sois mise un jour) en 2009, alors que je préparais l'épreuve de course du concours d'instit. C'était, au choix, course ou danse. Au vu de ma grâce digne d'un cachalot tétraplégique, j'ai "choisi" course. L'épreuve était particulière puisqu'il s'agissait d'un 1500m chronométré : du demi-fonds. Je me souviendrai toute ma vie avoir été hors barème au début de mes entraînements tellement j'étais lente. Il fallait faire moins de 8'14" pour avoir 10/20, c'était mon objectif, et il me paraissait insurmontable. Et puis j'ai lutté, j'ai couru dehors l'hiver, je me suis acheté de vraies baskets de courses, je me suis accrochée, j'ai beaucoup souffert, et j'ai fait la course en 7'59. J'étais juste trop fière de moi : 10/20, mission accomplie.

    Depuis 2009 et ce fichu concours, j'ai couru de temps en temps, mais sans me chronométrer, sans mesurer mes distances, juste pour dire de me bouger un peu. Bref, rien d'extraordinaire. Et puis la course était toujours liée dans mon esprit à cette année horrible de préparation de concours.

    Entre temps, il y a eu des grossesses, des césariennes, et les bébés qui vont avec. Autant dire que je n'avais pas franchement la motivation ni le temps - j'ai appris depuis que le temps, ça se trouve - d'aller courir.

    A l'automne 2014, j'ai eu envie de m'y mettre. J'ai téléchargé runtastic, j'ai couru plusieurs fois avec mes soeurs - qui, elles, sont sportives puisque diplômées de STAPS. Mais l'arrivée de l'hiver et la différence de niveau entre elles et moi ont eu raison de mon embryon de motivation.

    La vraie envie remonte donc au mois d'avril dernier. Le fait de voir de plus en plus de gens se mettre à la course, de voir que des proches ont réussi à faire des marathons et semi-marathons après 2 ou 3 ans de pratique amateur seulement, l'envie de reprendre possession de mon corps un peu ramollo aussi... Et puis le fameux besoin d'avoir du temps rien que pour moi, comme j'en parle dans mon article précédent.

    Depuis un mois donc, je cours. Je cours minimum une fois par semaine, le plus souvent deux fois.

    J'ai commencé par 2 ou 3 km, puis il y a une semaine, j'ai passé le cap des 5 km qui était symbolique pour moi. Et j'ai trouvé ça facile.

    Entre temps, je me suis plongée dans l'univers d'Anne & Dubndidu, blogueuse/runneuse qu'on ne présente plus. Son univers, le fait qu'elle était elle aussi une "non-sportive" autrefois et qu'elle soit aujourd'hui une runneuse confirmée, m'ont bien accrochée. J'ai découvert qu'il y avait une vraie communauté autour de son blog, sur facebook et instagram, que des challenges y étaient proposés régulièrement, et aussi qu'il n'y avait pas de jugement de valeur au sein de ce petit groupe de coureuses : peu importe le niveau, tu es la bienvenue dans la communauté.

    Alors j'ai mis mes complexes de côté. Je cours seule pour respecter mon rythme et éviter les comparaisons. Bye bye la "non-sportive", tout le monde peut s'y mettre, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. J'ai même acheté un short, moi qui ne suis d'habitude pas à l'aise avec mes jambes. Oui, je sais, c'est du détail qui tue !

    J'ai compris que me concernant, l'ennemi à battre était la monotonie. Alors je mets de la bonne musique dans mes oreilles et je me crée des parcours variés grâce à cet outil qui permet de préparer des itinéraires pédestres (en en connaissant la distance). Fixer un parcours est indispensable encore pour moi, ça me permet d'avoir un objectif précis.

    Voilà : un mois de course assidue. Je suis passée de sessions de 25 min (environ 3 km) à des sessions de plus de 30 minutes, avec un joli 6,75 km hier qui m'a procuré beaucoup de bien-être. Je commence à ressentir le plaisir de courir. Je progresse et ça me rend fière de moi. Quand une séance se termine, je réfléchis déjà à la suivante. Je me fiche d'être assez lente pour le moment, je vise surtout des distances de plus en plus grandes dans un premier temps, et je me rends compte que ce n'est pas si dur d'ajouter un kilomètre par ci par là !

    Objectif de juin : atteindre doucement les 10 km ! Allez, on y croit !!!


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